Les demandeurs d’asile bientôt privés d’argent liquide

Les demandeurs d’asile ne pourront plus effectuer de retrait en liquide. C’est une mesure, annoncée au cœur de l’été, qui risque de compliquer encore un peu plus le quotidien des exilés demandant l’asile en France. Ceux-ci bénéficient d’une aide de 6,80 euros par jour – soit 204 euros par mois [1] – le temps que leur dossier soit instruit. Il leur est ainsi remis une « carte d’allocation » qui leur permet de retirer de l’argent liquide – cinq retraits maximum chaque mois – pour effectuer leurs achats et paiements (rappelons qu’un demandeur d’asile a rarement la possibilité d’ouvrir un compte bancaire classique).

Sans aucune concertation, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, a adressé un courrier le 23 juillet aux gestionnaires d’établissements d’accueil de migrants : cette carte d’allocation est transformée en carte de paiement – comme une carte bancaire – mais sans son ancienne fonctionnalité pour retirer de l’argent liquide. « Elle permettra gratuitement 25 paiements, dans la limite de son solde, précise l’Ofii sur son compte Facebook. Au-delà, il sera décompté 0,50 € par opération. »

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Délit de solidarité : le guide est là !

Délit de solidarité : le 6 juillet 2019 marquera le premier anniversaire de la décision du Conseil constitutionnel consacrant la fraternité comme principe à valeur constitutionnelle. Une année où les poursuites et intimidations à l’encontre des solidaires ont gagné en légitimité dans le discours politique, en dépit de la reconnaissance du principe de fraternité.

Procès des « 7 de Briançon » accusés d’avoir aidé à « l’entrée irrégulière » en prenant part à une manifestation entre l’Italie et la France, intimidations répétées des maraudeurs dans les Alpes, condamnations sur divers motifs tels que la diffamation, dégradation de bien, faux et usage de faux… le délit de solidarité continue d’être d’une brûlante actualité en France. Mais également dans toute l’Europe où les solidarités sont attaquées, que ce soit en Méditerranée pour des actions de sauvetage mises en place par des ONG ou des pêcheurs, dans les aéroports pour des actions d’opposition à des expulsions, dans les maisons où les citoyens et citoyennes s’organisent pour accueillir dignement.

C’est dans ce contexte que le collectif Délinquants solidaires rend public un nouvel outil intitulé « Délit de solidarité : le guide ». Il s’adresse à tou·te·s celles et ceux qui se mobilisent en solidarité avec les personnes exilées, migrantes, sans papiers en France. En partant des questions que peuvent se poser les personnes solidaires quand il s’agit d’hébergement, d’opposition à des expulsions, de transport, etc., cet outil propose des éléments pour comprendre le cadre légal et les enjeux soulevés ainsi que des conseils pratiques afin d’agir sans être intimidé·e.

Bref, un vrai guide pour se mobiliser en solidarité ! À diffuser sans modération.

Pour télécharger le guide, c’est ici : guide_A5_délinquants_solidaires_web

Des prisonniers ont brûlé une cellule au CRA de Vincennes

source: paris-lutte.info

Le 8 juillet, des prisonniers du centre de rétention de Vincennes ont mis le feu à une cellule pour protester contre leur enfermement. Voici le témoignage de l’un d’eux.

« On a allumé le feu. Après on est restés bloqués dans la cour dehors du midi jusqu’au soir. Ici on nous considère comme des chiens, on ne nous respecte pas, on nous parle mal, on n’a aucun droit contre la police. La police nous insulte, l’autre jour un policier m’a filmé je lui ai dit d’arrêter, je lui ai dit qu’il n’a pas le droit, qu’on n’est pas des singes, il filme pour mettre sur son mur facebook et rigoler. Le policier à répondu que si, on est des singes.

On est des animaux pour elles et eux, on peut rien faire, on se fait taper et on doit fermer notre gueule. On ne peut pas répondre si on se fait taper. Si on répond on va en prison, après le vol arrive plus vite. L’Aspham (associations au CRA de Vincennes), le Juge des Libertés et les keufs ils travaillent ensemble.

Et puis le JLD c’est de la merde. Y a quelqu’un dans le CRA qui a les papiers espagnols, qui a toute sa vie là-bas et ils ne le laissent pas sortir, le JLD veut pas l’envoyer en Espagne. Y en a un autre au bout de 88 jours (durée d’enfermement : 90 jours) il a été déporté avec la force physique, amené à l’aéroport et dans l’avion.

Les médecins n’ont pas donné un certificat à quelqu’un qui s’est cassé le bras au CRA pour l’amener à l’hôpital. Ils ne l’ont jamais amené à l’hôpital. Un autre qui était diabétique il n’avait pas accès à l’insuline, quand il faisait des crises il tombait par terre.

Ici c’est l’angoisse, que des problèmes, personne ne rigole, y a que des insultes avec les keufs. On ne sait pas quand on va sortir, quand y aura un vol. Le CRA c’est comme une peine de prison. »

Un prisonnier du CRA de Vincennes

Rassemblement devant le tribunal pour le 59 St Just

Soyons nombreux.ses comme jamais à ce RDV crucial !!!
Revendiquons le droit au logement pour toutes et tous !
Et la libre installation de chacun où bon lui semble !!!

26 juin 18h30 : Soirée de soutien
27 juin 14h00 : rassemblement devant le tribunal pour la 2e assignation des habitants de Saint Just
Venez nombreux !

Repas de soutien – Pour permettre à des jeunes exilé-e-s de partir en chantier en Ardèche cet été

Un repas pour permettre à de jeunes exilé-e-s marseillais-e-s de participer à un chantier de jeunes bénévoles, en Ardèche, cet été : à la Casa Consolat, le 23/06 à 12h

L’Association des Jeunes de Chantier organise tous les étés des chantiers de jeunes bénévoles en Ardèche, sur le hameau du Viel Audon. On y apprend à maçonner, travailler le bois, cuisiner, faire du pain, et aussi à vivre ensemble et à s’organiser collectivement. La nourriture sur place et le transport pour y aller sont à la charge des participant-e-s. Ce repas a donc pour but de permettre à des jeunes exilé-e-s marseillais-e-s de participer cet été au chantier, en finançant leur voyage et leur séjour.
Alors rendez-vous dimanche 23 juin à midi pour un repas à prix libre, à la Casa Consolat, 1 rue Consolat !

P.-S.

Pour plus d’infos sur le hameau du Viel Audon : http://www.levielaudon.org/
Et pour contacter l’Association des Jeunes de Chantier : chantier@levielaudon.org

TOUTES ET TOUS CE SAMEDI EN SOUTIEN AUX ETRANGER.ES ENFERME.ES !!!

TOUTES ET TOUS CE SAMEDI EN SOUTIEN AUX ETRANGER.ES ENFERME.ES !!!
Depuis sa création en 2006, le CRA (Centre de rétention administrative) de Marseille, à Bougainville, n’a cessé d’enfermer et d’expulser les étranger·es. Ces expulsions à Marseille sont une réalité morbide depuis le lendemain de l’indépendance de l’Algérie. Il s’agit en effet d’une continuité à partir de la « prison clandestine » sur les docks d’Arenc dès 1963, d’où étaient expulsé·es essentiellement des Algérien·es. Cette situation illégale est ensuite officialisée avec l’ouverture du premier centre de rétention de France en 1975, à Arenc, désormais remplacé par le CRA de Bougainville et la zone d’attente de l’aéroport de Marignane.


La dernière Loi Asile et Immigration, mise en application par le gouvernement macroniste depuis le 1er janvier 2019, renforce le pouvoir irrésolu de l’État à systématiser les enfermements et les expulsions en masse. Par cette loi :
– la durée maximale de détention en CRA passe de 45 à 90 jours ;
– les garanties pour les demandeur·ses d’asile en CRA sont fortement réduites, à cause de la suppression du recours suspensif du recours CNDA (Cour nationale du droit d’asile) ;
– la détention des étranger·es en procédure régulière de demande d’asile (« dubliné·es ») est désormais légalisée.

Les CRA sont des lieux d’enfermement : violences policières, conditions d’alimentation et d’hygiène inhumaines, rétention d’information sur les déportations, nourriture haram pour les musulman·es, collaboration active des entreprises privées pour les arrestations et les expulsions, manque d’air en cette période de fortes chaleurs, isolement, répression des luttes, règne de l’arbitraire (le nouveau commandant du CRA de Marseille est particulièrement agressif).

Au CRA du Canet, l’absence de chauffage en hiver, la cohabitation régulière avec les rats, la mauvaise qualité de la nourriture et de l’hygiène, les difficultés rencontrées par les proches pour les visites, s’ajoutent aux violences et intimidations régulières des force de l’ordre, cherchant à réduire au silence toute contestation.

En 2018, le CRA de Marseille a enfermé 1.200 personnes. La France enferme dans ses CRA plus de 45.000 personnes, beaucoup plus qu’ailleurs en Europe.

Mais l’enfermement des étranger·es ne se limite pas aux CRA. Près d’un tiers des personnes enfermé·es au CRA de Marseille l’ont été immédiatement après leur sortie de prison, en particulier de Tarascon, d’Arles, de Luynes ou des Baumettes. Pour celleux qui ne sont pas expulsé·es hors de France, beaucoup sont renvoyé·es vers la prison, puis à nouveau en CRA après leur « levée d’écrou », et ainsi de suite.

À Marseille, de même qu’ailleurs en France, des lieux d’enfermement des migrant·es autres que les CRA se développent depuis le démantèlement de Calais en 2015 : « zones d’attente » à l’aéroport de Marignane et dans le CRA de Marseille, CAO, PRAHDA, centres DPAR, explosion des assignations à résidence en hôtel, etc. Toutes ces mesures relèvent d’un même processus de surveillance accrue des étranger·es. La criminalisation de leur quotidien, le risque à tout moment d’être arrêté·e par la police et d’être enfermé·e, sont un instrument politique majeur d’écrasement de toute existence et de toute résistance.

Les enfermé·es n’en peuvent plus. Les tentatives de suicides successives, les auto-mutilations des détenus au CRA de Marseille ces dernières semaines de juin nous le rappellent tragiquement. En novembre 2018, pour protester, des détenus ont aussi mis à feu toute une partie du CRA. En France ces derniers mois, des grèves de la faim et des incendies volontaires se sont multipliés aux CRA du Mesnil-Amelot (près de l’aéroport de Roissy), de Vincennes ou de Plaisir (près de Paris), d’Oissel (à côté de Rouen), de Rennes et de Bordeaux.

Pour que disparaissent les frontières
Pour que crève la taule
Soutenons la résistance des détenu·es en CRA

Solidarité avec les révolutionnaires soudanais

Depuis Marseille, solidarité avec les révolutionnaires soudanais. Halte aux massacres du peuple par la junte militaire ! Halte à l’interventionnisme des États dictatoriaux saoudiens et égyptiens qui soutiennent la junte militaire. Halte à Hemmeti, le janjawid nourri par Bachir et qui massacre les Darfouris depuis presque 20 ans, qui maintenant réprime à Khartoum, Atbara, Elnahud ! Le peuple veut la chute des régimes. Solidarité internationale ! Liberté, paix et justice !

Concert De Soutien AU MANBA : Solidarité avec les Exilé.es

GROS CONCERT DE SOUTIEN AU MANBA !

Au programme : Cerna + Puzz Mama, Johnny Marre, Dirteez

*** La soirée commence avec La Rançon des Mers et un repas prix libre (19-20h) ***

*** Elle se termine par une boom ambiancée par Acaboumboum (ramène ton son sur clé USB) ***

Prix libre en soutien à la caisse du Manba (on a pas mal de frais ces derniers temps…)

Fais tourner !

dernière Guinguette du Chiendent

En cette année de transition pour le collectif Chiendent, nous avons le plaisir de vous inviter à la dernière Guinguette dans ce magnifique lieu qu’est l’Annonciade, LE SAMEDI 8 JUIN À PARTIR DE 17H Venez flâner dans le jardin ensauvagé, faire un atelier « semis » ou partager en poésie vos souvenirs du lieu… refaire le monde en sirotant une boisson à l’ombre des platanes ou divertir vos oreilles en écoutant Tioneb irroteb, Tao system et Revolver klub et danser jusque tard dans la nuit ! Et comme d’habitude, vos papilles se régaleront de nos légumes cultivés et cuisinés sur place : fèves, pizza et betteraves seront de la partie ! Repas à prix libre – Buvette sur place – Pas de distributeur automatique dans le secteur… Les bénéfices seront reversés au Manba – collectif de soutien aux migrant.e.s.
Adresse : L’ANNONCIADE, 15 CHEMIN DE LA MÛRE, 13015 MARSEILLE –
Parking sur place
Accès par les transports en commun : métro 2 jusqu’à Bougainville, puis bus n°30 jusqu’à l’arrêt « chemin de la Mûre ».
N’hésitez pas à diffuser autour de vous à bientôt !
le collectif Chiendent
PS : Pour un aperçu du jardin et des jardiniers à l’oeuvre, rendez-vous sur notre site à la rubrique « au fil des saisons » : https://chiendent.jimdo.com/

MANIF’ : La mairie nous expulse – Expulsons la Mairie

Les choix politiques et sociaux de la Mairie de Marseille et de la Préfecture sont depuis des années favorables à un embourgeoisement agressif de notre ville.
Appel à mobilisation le 1er juin à 14H au Vieux-Port.

Cette politique a atteint son point critique avec le désastre de la rue d’Aubagne et les nombreux délogements qui l’ont suivi. Les revendications des habitant.e.s de la ville, non prises en compte, mais réprimé.
On se souvient par exemple de la marche de la colère, de la répression sur la Plaine allant jusqu’à un mur érigé en 48h contre les habitants et l’acharnement sur les Gilets Jaunes chaque semaine depuis six mois. Nous n’oublions non plus les violences exercées dans les quartiers Nord comme le délogement des habitant.es du parc Corot et de Kalliste ainsi que l’abandon des mineur.es isolé.es de la part du département.
100 000 mal logé.es ou pas logé.s du tout, 33 000 logements vides : défendons ensemble les réquisitions et les occupations en cours, à l’image du 59 St Just (procès le 27 juin) et des dizaines de lieux menacés d’expulsion.

Les pouvoirs publics ont suffisamment prouvé leur mépris des habitant.es et leur bonne volonté au service des spéculateurs immobiliers pour alimenter un apartheid social et raciste.

Ensemble, habitant.e.s, Gilets Jaunes, reprenons la main sur la politique, prenons la ville le 1er juin.

Rendez-vous 14h au Vieux-Port