CONTRE LA LOI DARMANIN ET SON MONDE – NOUVELLE AG LE 7/2/23 À 18H AU COMPTOIR DE LA VICTORINE

CONTRE LA LOI IMMIGRATION
DE DARMANIN ET SON MONDE

DEUXIÈME ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
D’INFORMATION ET DE MOBILISATION
LE 7 FEVRIER 2023 À 18H
AU COMPTOIR DE LA VICTORINE
(29 rue Toussaint 13003)


Présentée le 6 décembre à l’Assemblée Nationale et le 13 au Sénat, la loi sur l’immigration portée par le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin va être débattue et votée au printemps prochain.
Dans un contexte où l’extrême-droite vomit impunément sa haine à la télé et dans la rue, cette loi franchit un cap dans la logique raciste et nationaliste ! Le tout soutenu par des discours démagogiques, manipulatoires voire carrément mensongers.

► Harceler et enfermer toujours plus pour faciliter les expulsions

Déjà le 17 novembre, Gérald Darmanin a ordonné aux préfets de systématiser les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), d’inscrire les étranger‧es sous OQTF au fichier des personnes recherchées et de les assigner systématiquement à résidence. Et ce après avoir voté une augmentation de 15 milliards d’euros du budget du Ministère de l’Intérieur pour financer davantage la police ainsi que pour doubler le nombre de places en CRA (Centre de Rétention Administrative = prison pour personnes étrangères)…

► Titre de séjour au rabais pour les « métiers en tension »

Tout cela donne le ton de la future loi, et l’on ne doit pas se faire avoir par la prétendue humanité du gouvernement quand il annonce la création d’un nouveau titre de séjour pour les « métiers en tension » : ce titre de séjour au rabais ne servira qu’à mieux soumettre la régularisation des étrangèr·es au bon vouloir du patronat selon leurs besoins de main-d’œuvre.

Si cela représente un danger pour toutes les personnes sans-papiers, c’est aussi un nouveau pas dans le rapport de force capitaliste pour imposer à l’ensemble des salarié·es des emplois sous-payés et des conditions de travail dégradées :
nous sommes toustes concerné·es.

► Fragiliser le droit d’asile et criminaliser les étranger‧es

De la traque des personnes étrangères à la précarisation des travailleur‧euses, Darmanin ne souhaite pas non plus épargner les personnes en demande d’asile : différentes mesures s’attaquent aux procédures et recours pour l’asile. Au-delà de cela, le but est clairement de criminaliser les étranger·es en étendant la double peine : pour le moindre délit commis, le titre de séjour sera désormais impossible à renouveler.

Darmanin dit vouloir leur « rendre la vie impossible »…

Dès maintenant, organisons le front contre sa loi immigration!

Nous voulons dès maintenant construire la lutte pour que d’ici le printemps, le gouvernement soit forcé de reculer. Pour cela, soyons nombreux·ses à cette première assemblée de lutte qui se déroulera en deux temps :

  • une première partie informative sur le contenu et la logique de la loi;
  • une seconde partie d’échanges pour construire la mobilisation.

***Une garderie sera mise en place pour que les parents puissent aussi participer à l’assemblée !***

Violences à la frontière dans le Briançonnais à l’automne 2022 : Contre les frontières et leur monde

Trigger warning : violences et mise en danger physiques ; décès aux frontières ; violences à caractère raciste ; violences psychologiques.

7 mai 2018 : Blessing Matthew,
18 mai 2018 : Mamadi Conde,
25 mai 2018 : Mohamed Fofana,
15 novembre 2018 : Douala Gakou,
6 février 2019 : Tamimou Derman,
7 septembre 2019 : Mohamed Ali Bouhamdi,
21 juin 2021 : Mohamed Mahayedin,
3 janvier 2022 : Zakaria.

Voici la liste déjà trop longue des hommes et des femmes décédées ou disparues dans le Briançonnais alors qu’iels tentaient de se rendre en France. Iels sont mortes en subissant les chasses à l’homme menées jour et nuit par la Police aux frontières (PAF), la Gendarmerie nationale et les militaires de l’opération Sentinelle, traquant et refoulant des personnes, parfois des familles entières, venues demander l’asile (ou non) en Europe.

Ces violences envers les exilé.es n’ont pas faibli depuis l’automne dernier :

Le jeudi 1 septembre 2022, un homme a été tabassé par des policier.es français.es dans le poste de la PAF. Il a dû être transporté à l’hôpital de Susa, en Italie.

Le vendredi 9 septembre 2022, un groupe de personnnes migrantes racontent que l’un de leurs amis a été victime de violences policières considérables alors qu’il tentait de traverser la frontière entre Clavière et Montgenèvre. Les policièr.es français.es ont vu la personne dans la forêt proche de la frontière. L’homme a tenté de s’enfuir mais il a violemment été stoppé par la police, qui l’ont tabassé et lui ont fracassé la tête contre un arbre. Ensuite, il a été amené au commissariat et repoussé en Italie.

Le lundi 12 septembre 2022, un exilé qui tentait d’aller en France par le train a été arrêté suite à un contrôle au faciès par la police française et amené au commissariat de Modane. La police a vérifié son identité et a détruit son téléphone en l’explosant sur la table juste devant ses yeux. Puis il a été ramené en Italie.

Le jeudi 29 septembre 2022, une famille est interpellée dans la montagne par les policier.es. Suite à une crise d’angoisse de la mère de famille à son arrivée dans les locaux de la PAF, celle-ci est amenée à l’hôpital de Briançon tandis que son mari et son fils restent bloqués au poste par les agent.es de la PAF, dans le but de les refouler en Italie.

Dans la nuit du 19 au 20 novembre 2022, un jeune homme qui tentait de traverser la frontière a été pourchassé par les policier.es. Il a chuté, a perdu connaissance et a été hospitalisé d’urgence à l’hôpital de Briançon.

Ces morts, ces violences sont la conséquence des frontières et de leur militarisation. Ces frontières, centrales dans les processus séculaires de construction des Etats nations modernes, ont toujours servi à ségréguer les peuples, à organiser leurs mouvements et celui des biens échangés. Elles sont également un élément clé de ce gigantesque échiquier servant les intérêts des États occidentaux, leur interventionnisme, la spoliation organisée des richesses des pays du Sud, le saccage des cultures et des écosystèmes de ces territoires.

Aujourd’hui, dans le Briançonnais, les frontières sont l’incarnation matérielle de politiques migratoires nationales et européennes théorisées et mises en place par des états racistes et criminels qui s’octroient le droit de « gérer des flux de population » tandis que les marchandises, ainsi que certaines personnes, sont libres d’aller et venir librement.

À l’heure où l’Europe tout entière prend un tournant fasciste, les frontières incarnent un racisme d’État usant de tous les moyens (et en premier lieu le moyen militaire et économique*) pour discriminer, stigmatiser, marginaliser, invisibiliser, assassiner des personnes jugées indésirables selon des critères racialisants (possession des « bons » papiers, couleur de peau, région d’origine, accent, religion, prénom/nom de famille…).

Dans le Briançonnais, les effectifs de flics n’ont cessés d’augmenter depuis le rétablissement des contrôles aux frontières en 2015**. Cette augmentation – outre le fait qu’elle participe d’une mise en scène répressive qui donne du baume au cœur à nos fachos nationaux – n’a absolument aucune incidence sur le nombre de personnes qui arrivent en France. Cela ne fait que pousser celles-ci à prendre toujours plus de risques, à monter toujours plus haut en montagne, à sortir des sentiers battus, à risquer leur vie en passant des heures et des heures dans le froid extrême.
Et tout cela à quel prix ?
Au prix des trop nombreuses engelures, fractures, hypothermies, chutes, traumatismes, courses poursuites, guet-apens, séparations de familles… qui continuent de se produire. Et, répétons-le, au prix des 10 mort.es connu.es.

Cela a suffisamment duré, rejetons ces politiques, les mers et les montagnes qui nous entourent sont des cimetières depuis trop longtemps déjà.
Nous nous battons contre elles car nous exigeons la libre circulation et installation de toute personne qui le souhaite.
Que brûlent les frontières, et celles et ceux qui les gardent.

*Il n’est qu’à voir les sommes astronomiques allouées à Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de gardes-côtes financée par l’Union Européenne. Pour l’année 2022, le budget alloué à Frontex était de 800 millions d’euros.

**Il y a aujourd’hui près de 300 policier.es et gendarmes autour de Briançon (2 escadrons de gendarmerie soit 140 gendarmes, 50 agent.es de la PAF (Police de l’Air et des Frontières), 30 militaires des forces sentinelles, et les gendarmes locaux)

CONTRE LA LOI IMMIGRATION DE DARMANIN ET SON MONDE – AG LE 16/01/23 À 18H À SOLIDAIRES

CONTRE LA LOI IMMIGRATION
DE DARMANIN ET SON MONDE

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
D’INFORMATION ET DE MOBILISATION
LE 16 JANVIER 2023 À 18H
AU LOCAL DE SOLIDAIRES
(29 Boulevard Longchamp)


Présentée le 6 décembre à l’Assemblée Nationale et le 13 au Sénat, la loi sur l’immigration portée par le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin va être débattue et votée au printemps prochain.
Dans un contexte où l’extrême-droite vomit impunément sa haine à la télé et dans la rue, cette loi franchit un cap dans la logique raciste et nationaliste ! Le tout soutenu par des discours démagogiques, manipulatoires voire carrément mensongers.

► Harceler et enfermer toujours plus pour faciliter les expulsions

Déjà le 17 novembre, Gérald Darmanin a ordonné aux préfets de systématiser les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), d’inscrire les étranger‧es sous OQTF au fichier des personnes recherchées et de les assigner systématiquement à résidence. Et ce après avoir voté une augmentation de 15 milliards d’euros du budget du Ministère de l’Intérieur pour financer davantage la police ainsi que pour doubler le nombre de places en CRA (Centre de Rétention Administrative = prison pour personnes étrangères)…

► Titre de séjour au rabais pour les « métiers en tension »

Tout cela donne le ton de la future loi, et l’on ne doit pas se faire avoir par la prétendue humanité du gouvernement quand il annonce la création d’un nouveau titre de séjour pour les « métiers en tension » : ce titre de séjour au rabais ne servira qu’à mieux soumettre la régularisation des étrangèr·es au bon vouloir du patronat selon leurs besoins de main-d’œuvre.

Si cela représente un danger pour toutes les personnes sans-papiers, c’est aussi un nouveau pas dans le rapport de force capitaliste pour imposer à l’ensemble des salarié·es des emplois sous-payés et des conditions de travail dégradées :
nous sommes toustes concerné·es.

► Fragiliser le droit d’asile et criminaliser les étranger‧es

De la traque des personnes étrangères à la précarisation des travailleur‧euses, Darmanin ne souhaite pas non plus épargner les personnes en demande d’asile : différentes mesures s’attaquent aux procédures et recours pour l’asile. Au-delà de cela, le but est clairement de criminaliser les étranger·es en étendant la double peine : pour le moindre délit commis, le titre de séjour sera désormais impossible à renouveler.

Darmanin dit vouloir leur « rendre la vie impossible »…

Dès maintenant, organisons le front contre sa loi immigration!

Nous voulons dès maintenant construire la lutte pour que d’ici le printemps, le gouvernement soit forcé de reculer. Pour cela, soyons nombreux·ses à cette première assemblée de lutte qui se déroulera en deux temps :

  • une première partie informative sur le contenu et la logique de la loi;
  • une seconde partie d’échanges pour construire la mobilisation.

***Une garderie sera mise en place pour que les parents puissent aussi participer à l’assemblée !***

Marseille ville d’accueil et solidaire?

Le 5 Novembre, la “Caravane solidaire” va arriver à Marseille, après un long voyage passant par des villes comme Palerme, Naples, Rome et Turin. La caravane sera accueillie entre autres, par Benoit Payan, le maire de Marseille, souhaitant remettre à Mimmo un titre de citoyen d’honneur.
Cette caravane a pour objectif de visibiliser les combats de Mimmo dont l’accueil des personnes sans papiers, et la criminalisation des personnes solidaires.
Condamné à une lourde peine de treize ans de prison, il est notamment tenu coupable de détournement de fonds au détriment de l’État, et « d’association de malfaiteurs aux fins d’immigration irrégulière »pour avoir accueilli de manière inconditionnelle des personnes en situation de migration. C’est un véritable acharnement politique et judiciaire organisé contre Mimmo et des habitant.es solidaires, initié par le gouvernement de Salvini, et qui va se poursuivre sous un nouveau pouvoir toujours plus marqué à l’extrême droite.
Nous souhaitons alors exprimer notre soutien à Mimmo Lucano et à son combat, s’opposant fermement à des institutions comme la Préfecture pour mener de front ses idées et organiser concrètement l’accueil de personnes sans papiers dans sa ville.
Nous exprimons également notre soutien aux habitant.es de Riace, également condamné.es et criminalisé.es et refusons que l’idée de délit soit associée à celle de solidarité.
Par cette même occasion, nous souhaitons rappeler à la mairie de Marseille qui, se cachant derrière une belle médaille décernée au maire de Riace, cherche à se donner des allures de municipalité de gauche radicale : nous ne sommes pas dupes, et nous exigeons, nous, Marseillais, Marseillaises, qui tous les jours organisons la solidarité dans notre ville via nos maigres moyens, que vous alliez au bout de vos faibles engagements pour que « Marseille ville solidaire et accueillante » ne soit pas un énième label creux et pompant, mais réponde bien plutôt à une suite de décisions courageuses rendant cette solidarité effective et pérenne.
Et votre programme de réquisition de vos logements vides…où en est t-il ?
Pour rappel, au dernier comptage, sur Marseille, 14 000 personnes étaient à la rue. Et 30 000 logements sont vides ! Et pourtant on nous dit qu’il n’y a pas de places. Seuls 0.4% des appels au 115 aboutissent à une place en hébergement d’urgence et ce chiffre risque d’empirer avec la suppression de 700 places en 2022.
Il n’y a pas de place en CADA, qui n’hébergent que moins d’un.e demandeur.euse d’asile sur 4.
Alors que la tension locative ne cesse d’augmenter au Centre Ville, dans un contexte de touristification croissante où le AirBNB règne en maître, le logement social reste défaillant dans tous les quartiers de la ville.

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GO REQUISITION! #2 STOP EXPULSION

Appel à manifestation. 4 juillet 18h, départ des Réformés

Le 23 Mars dernier, à quelques jours de la fin de la trêve hivernale, nous, habitant.es de Marseille, précaires, hébergé.es du 115, solidaires, prenions la rue pour dénoncer la situation catastrophique de Marseille en matière de logement et demander à la Mairie et la Préfecture la réquisition des logements vides.

Aujourd’hui, nous marcherons pour obtenir la réquisition de deux bâtiments où logent maintenant les familles expulsées d’abord du 1 place Sadi Carnot puis du 100 rue de la République. La Préfecture leur avait laissé, par promesse orale, la fin de la trêve scolaire. Les habitant.es ont préféré trouver un autre lieu afin de ne pas s’exposer à une expulsion souvent violente et humiliante des forces de l’ordre.

Aujourd’hui, 1 an après l’expulsion de 1 place Sadi Carnot, le bâtiment est toujours vide, qu’adviendra-t-il du 100 rue de la République? Alors que cette rue est connue pour avoir été l’objet d’un « plan de requalification » sous Gaudin, vidée de ses habitant.es et laissée aux mains d’investisseurs sans scrupules, la nouvelle Mairie et la Préfecture préfèrent encore voir cette rue vide plutôt que de prendre des dispositions pour y laisser les personnes qui, sans ressources, y ont trouvé refuge.

Pourtant, la deuxième ville de France n’a pas à être fière : Au dernier comptage, 14 000 personnes étaient à la rue. Et 30 000 logements sont vides ! Et pourtant on nous dit qu’il n’y a pas de places. Seuls 0.4% des appels au 115 aboutissent à une place en hébergement d’urgence et ce chiffre risque d’empirer avec la suppression de 700 places en 2022.

Il n’y a pas de place en CADA ou en foyer alors que moins d’un.e demandeur.euse d’asile sur 4 est hébergé.e, ni de place pour les mineurs non-accompagnés. Alors que la tension locative ne cesse d’augmenter au Centre Ville, dans un contexte de touristification croissante où le AirBNB règne en maître, le logement social reste défaillant dans tous les quartiers de la ville.

Plutôt que de n’avoir d’autre choix que de dormir à la rue; d’être au prise de marchands de sommeil, de squatter sans relâche et de parfois « bénéficier » de nuits d’hôtel qui ne nous permettent pas d’avoir une vie de famille, de cuisiner, de nous reposer. Nous exigeons le droit à un toit qui sort des logiques de l’hébergement d’urgence ou de l’hébergement précaire et insalubre, de ces dispositifs qui ne nous permettent pas de prendre soin des autres aspects de nos vies, qui ne permettent pas à nos enfants de grandir sereinement, qui nous laissent épuisé.es.

Aujourd’hui nous demandons à la Mairie et à la Préfecture d’arrêter de se renvoyer la balle et de se dédouaner de leurs devoirs notamment en sollicitant des réseaux de solidarité pour pallier leur propre inaction. Nous leurs demandons de sortir de leur torpeur et d’assumer leurs responsabilités. Nous demandons au Printemps Marseillais de tenir la promesse faite en 2020 qui s’engage, dans son programme (p. 9), à : « identifier, remettre en location ou aider à la remise en location des logements vides, sous peine de mise en œuvre des procédures légales de réquisition ».

Nous demandons la réquisition des deux nouveaux bâtiments que nous occupons.

Contre les expulsions, pour la réquisition : retour de la manifestation du 23/03

Retour de la manifestation du 23/03, dans le cadre de la campagne LOGEMENT porté par les collectifs El Manba, habitant.es 100 rue de la République et Soutien Saint Just, soutenu par Un Centre Ville pour Tous, collectif du 5 novembre, Parastoo, Collectif des Habitants Organisés du 3e, Réseau Hospitalité Marseille.

No eviction without accomodation ! Pas d’expulsions sans relogement !

A une semaine de la fin de la trêve hivernale, une centaine de personnes se sont rassemblées au 1 place Sadi Carnot pour soutenir la lutte des habitant.e.s du 100 rue de la république, menacées d’expulsion,ainsi que pour dénoncer la situation catastrophique du logement à Marseille et ses nombreux logements vides alors que des milliers de gens sont à la rue.

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LES OCCUPATIONS CONTINUENT RUE DE LA REPUBLIQUE !

(english below)

Octobre 2021, l’immeuble 1 place Sadi Carnot, alors occupé par une quarantaine de personnes : des mineurs non-accompagnés, des familles et simplement des personnes sans toit, est expulsé. La justice française et sa police n’hésitent plus à mettre à la rue des enfants en bas-âge, des jeunes scolarisés et simplement des personnes qui tentent de survivre et se débrouiller sans possibilité de légalisation de leur situation, et ce juste avant le début de la trêve hivernale. Au passage, toutes leurs affaires ont été jeté dans l’heure, certain.e.s ont perdu leurs documents.

En Novembre 2021, les habitant.e.s s’organisent entre elleux et occupent un nouveau bâtiment quelques mètres plus loin, toujours sur la rue de la république.

Rappelons un peu le contexte. Plus de la moitié de la rue de la République est cédée en 2004, sous le régime de J-C Gaudin, à une société immobilière domiciliée à Paris, appelée « SCI MARSEILLE CITY », et appartenant elle-même à une « société de gestion portefeuille » nommée PRIMONIAL REIM qui se targue sur son site internet de « gérer et valoriser sur le long terme pour le compte de ses clients investisseurs, un parc immobilier représentant plus de 21 Mds € d ’encours sous gestion

et réparti sur 7 pays européens ». L’objectif est de réaliser ce que l’ancien maire appellera «une requalification de la rue de la République ». Il s’agit en réalité d’éliminer ce qui fait alors de la rue une rue vivante, populaire et solidaire ; sa population, ses activités et ses commerces, pour remplacer tout ça par des commerces de luxes et des logements chics et chers.

Presque 20 ans plus tard, cette rue est vide. Personne ne se précipite acheter dans les nouveaux commerces qui n’intéressent pas, entre autre parce que la nouvelle clientèle n’est jamais arrivée. Selon un rapport de « Centre Ville pour tous » datant de 2016 :

« Sur 208 immeubles et 3947 locaux à usage d’habitation actuels, un quart des immeubles est à l’abandon ou en travaux. Sur les lots d’habitation rénovés, un tiers du parc privé n’est pas loué. Concernant les 205 locaux d’activité en rez-de-chaussée, deux tiers sont à l’abandon. Seul le parc de près de 500 logements sociaux est entièrement rénové et habité. »

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SANS-PAPIERS, S’ORGANISER CONTRE L’EXPULSION, QUE FAIRE EN CAS D’ARRESTATION ?

La brochure Sanspapiers : s’organiser contre l’expulsion. Que faire en cas d’arrestation ? avait été révisée pour la dernière fois en mai 2012. Depuis, les lois ont profondément changé et elle était devenue inutilisable. La présente version, terminée en octobre 2021, tient donc compte de ces modifications.

Vous pouvez la télécharger à l’adresse

https://anticrabrochure.noblogs.org/

Diffusez aux personnes et collectifs qui peuvent en avoir besoin.

Contre les frontières et le fascisme d’État : organisons-nous !

Dans le cadre du mois contre les violences policières du 13.11 au 13.12 :

Week-end d’informations et de mobilisation contre les violences policières aux frontières et la collaboration répressive entre États du 11 au 12 décembre :

  • Samedi 11 décembre à partir de 18h à la Dar Lamifa (157 rue d’Aubagne) : soirée d’informations sur la situation aux frontières avec des collectifs actifs à la frontière de Calais, Briançon et Turin, Vintimille. Suivie d’une soirée de soutien au collectif el Manba : Karaoké et DJ !
  • Dimanche 12 décembre : infos sur les murs de Marseille !!

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