Ouvrons les frontières de l’Europe, arrêtons la guerre, soyons solidaires des révolutions !

Rassemblement pour l’ouverture des frontières européennes et contre la guerre aux refugié.e.s, à 13h au Vieux Port. Tous les États, toutes les armées, tous les nationalismes tuent.

Nous exigeons un corridor humanitaire maintenant, appelons à une véritable solidarité et à des caravanes vers la Grèce, la Turquie et la Syrie.

Depuis la semaine dernière, plusieurs dizaines milliers de Syrien.ne.s, Afghan.e.s, Irakien.ne.s tentent de passer la frontière pour l’Europe, après l’annonce de la Turquie d’ouvrir ses postes frontières. Ils font face aux tirs de grenades lacrymogènes de la police grecque, mais aussi aux balles réelles : deux réfugiés Syriens ont été tués depuis ce lundi 2 mars, près de la ville frontière d’Ipsala, il y a 6 blessés graves et combien de disparu.es.

Lundi aussi, un enfant réfugié est mort après un naufrage de bateau au large de l’île grecque de Lesbos. Dans les îles de la Mer Egée, près de 40.000 personnes sont parquées dans des camps, dont 21.000 dans le seul camp de Moria, dans l’attente indéterminée de rejoindre le continent. Elles sont régulièrement la cible de l’extrême droite grecque, qui a repris émeutes, blocages de routes et attaques des bateaux en détresse. La police grecque intervient peu, quand elle n’exerce pas elle-même ces violences, et tout porte à croire que l’Etat grec laisse le champ libre à l’extrême-droite.

En 2018, plus de 2000 personnes sont mortes dans la traversée de la mer Egée.

Mais ce n’est pas un drame humanitaire qui se joue : il faut sortir du silence les causes politiques de l’exil.

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Weekend de rencontre les 22, 23 et 24 novembre au squat à la Frontière

L’ Ex Casa Cantoniera Occupata , 96 via Monginevro à Oulx, squat de lutte contre les frontières, appelle à un week end de soutien et de rencontres du 22 au 24 novembre 2019.

Concerts, ateliers Rap et graf, projections, discussions, tatouages, chantiers…

Concerts, ateliers Rap et graf, projections, discussions, tatouages, chantiers…

Possibilité de dormir sur place, envoyez un mail pour qu’on s’organise si vous n’êtes jamais venu.es à wealacasa@riseup.net

Ce serait trop cool si vous pouvez par la même occas organiser des collectes pour apporter :

  • Chaussures de randonnée en grande taille
  • Echarpes, bonnets, gants, chaussettes….
  • Huile, du sec, de la sauce tomate, épices, chocolat, barre céréale…la nourriture est toujours la bienvenue !
  • Peinture, trucs pour travaux
  • Téléphones, couvertures de survie

ACAB * ALL COPS ARE BORDERS * ACAB

On laisse personne dans l’eau !

Appel à un rassemblement de bateaux en soutien aux actions de sauvetages en mer le 29 septembre , par Sea Watch3, SOS Méditerranée, Open Arms, la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et tous les autres.

 

Je suis pêcheur, je suis du côté de la loi de la mer

Totò Martello, Maire de Lampedusa

À la fin du mois de juillet 2019, Carlo Giar­ra­tano pêchait au large des côtes libyennes quand, à 3 heures du matin, l’homme a décou­vert une cinquan­taine de personnes entas­sées à bord d’un canot qui prenait l’eau, et à cours de carbu­rant. Avec l’aide de son père, Carlo Giarratano est venu au secours des migrants. Il leur a fallu à tous attendre 24 heures en haute mer avant de voir arri­ver un bateau des garde-côtes italiens venu les aider, et trans­fé­rer les migrants vers la Sicile.

Le capi­taine Carlo Giar­ra­tano et son père, l’armateur, risquent d’être condam­nés à payer une lourde amende, voire à plusieurs mois d’em­pri­son­ne­ment, pour avoir porté secours à ces migrants.

« Nous connaissons qu’une seule loi, celle de la mer, nous ne laisserons jamais personne à la dérive. Nous le faisons parce que nous sommes des êtres humains. Ce n’est pas qu’une loi écrite, c’est une loi écrite dans le cœur, donc…des personnes en mer…on n’en laisse pas, jamais.
Si j’avais ignoré ces appels au secours, je n’au­rais jamais eu le courage de reprendre la mer.
Aucun marin ne serait rentré au port sans avoir la certi­tude d’avoir sauvé ces vies.
Je menti­rais si je disais que je n’ai pas pensé au fait que j’al­lais peut-être finir en prison, quand j’ai vu ce canot à la dérive. Mais je savais que ma mauvaise conscience serait pire que la prison. Ils peuvent faire tous les décrets de sécurité qu’ils veulent, mettre toutes les sanctions possibles et imaginables, nous saisir le bateau. J’au­rais été hanté jusqu’à ma mort par ces cris déses­pé­rés.
Nous ne sommes pas riches, nous ne sommes que dignement pêcheurs, nous n’avons rien d’autre mais nous resterons dignement des êtres humains.
« 

Sources : Open, 27 julliet 2019 & Ulyces monde, 5 août 2019


Parce que de plus en plus de gens meurent noyés en Méditerranée chaque année
Parce que nous sommes marins, et que nous habitons le port de Marseille
Parce que prochainement c’est peut être ici et pas à Lampedusa que se présenteront des bateaux de sauvetage à qui on refusera l’accès au port.
(Comme cet été, le Sea Watch, l’Open Arms, l’Alan Kurdi, l’Eleonore , l’Ocean vicking…)Parce que parfois, de loin, on se sent impuissant, et parce que là bas, sur place, ils ont besoin de sentir qu’il y a du monde partout qui les soutient, même symboliquement.

Ceci est une invitation à nous retrouver le 29 septembre sur l’eau avec nos bateaux pour exprimer notre soutien et tous nous rencontrer…
Au cas où…

Rendez vous à 10h à l’anse du Pharo avec vos bateaux, et 12h au Mucem à pied,

Amenez vos banderoles maritimes,

A faire tourner.

Délit de solidarité : le guide est là !

Délit de solidarité : le 6 juillet 2019 marquera le premier anniversaire de la décision du Conseil constitutionnel consacrant la fraternité comme principe à valeur constitutionnelle. Une année où les poursuites et intimidations à l’encontre des solidaires ont gagné en légitimité dans le discours politique, en dépit de la reconnaissance du principe de fraternité.

Procès des « 7 de Briançon » accusés d’avoir aidé à « l’entrée irrégulière » en prenant part à une manifestation entre l’Italie et la France, intimidations répétées des maraudeurs dans les Alpes, condamnations sur divers motifs tels que la diffamation, dégradation de bien, faux et usage de faux… le délit de solidarité continue d’être d’une brûlante actualité en France. Mais également dans toute l’Europe où les solidarités sont attaquées, que ce soit en Méditerranée pour des actions de sauvetage mises en place par des ONG ou des pêcheurs, dans les aéroports pour des actions d’opposition à des expulsions, dans les maisons où les citoyens et citoyennes s’organisent pour accueillir dignement.

C’est dans ce contexte que le collectif Délinquants solidaires rend public un nouvel outil intitulé « Délit de solidarité : le guide ». Il s’adresse à tou·te·s celles et ceux qui se mobilisent en solidarité avec les personnes exilées, migrantes, sans papiers en France. En partant des questions que peuvent se poser les personnes solidaires quand il s’agit d’hébergement, d’opposition à des expulsions, de transport, etc., cet outil propose des éléments pour comprendre le cadre légal et les enjeux soulevés ainsi que des conseils pratiques afin d’agir sans être intimidé·e.

Bref, un vrai guide pour se mobiliser en solidarité ! À diffuser sans modération.

Pour télécharger le guide, c’est ici : guide_A5_délinquants_solidaires_web

Solidarité avec les révolutionnaires soudanais

Depuis Marseille, solidarité avec les révolutionnaires soudanais. Halte aux massacres du peuple par la junte militaire ! Halte à l’interventionnisme des États dictatoriaux saoudiens et égyptiens qui soutiennent la junte militaire. Halte à Hemmeti, le janjawid nourri par Bachir et qui massacre les Darfouris depuis presque 20 ans, qui maintenant réprime à Khartoum, Atbara, Elnahud ! Le peuple veut la chute des régimes. Solidarité internationale ! Liberté, paix et justice !

Parution du nouveau Passerelle : (Dé)passer la frontière

Téléchargez gratuitement la version pdf dans la section Materiel.

Pour commander un (ou plusieurs) exemplaire(s), au tarif de 10 euros l’unité (plus 4 euros de frais de port), merci d’envoyer un message à contact@ritimo.org.

En ce début de 21e siècle, l’heure est à la fermeture des frontières. Si ce durcissement des politiques migratoires peine à produire les résultats escomptés, il participe à la multiplication de situations de violations des droits humains, partout dans le monde.

Les frontières, leur gestion et leur actualité traversent les débats publics et médiatiques sur les migrations, attisant les controverses et les fantasmes, en particulier en Europe et en Amérique du Nord. Les frontières cristallisent un grand nombre d’enjeux – sociaux, (géo)politiques, économiques, historiques – et mobilisent une grande diversité d’idées, de projets de société et d’acteur·rices. Étudier, questionner la frontière et tout ce qu’elle véhicule comme symboles est donc indispensable pour penser l’avenir des territoires et de leurs populations dans une perspective de respect de la dignité humaine, autrement que sous le seul angle d’analyse de « la crise migratoire ».

L’objectif principal de ce numéro de la collection Passerelle est donc de proposer des pistes d’analyse et de réflexion sur les enjeux autour des frontières : dans un monde globalisé, entre territorialisation et dématérialisation, qu’est-ce qu’une frontière aujourd’hui ? Quels sont les intérêts politiques et économiques qui régissent les mouvements d’ouverture pour certain·es, et de fermeture pour d’autres ? Cette publication invite également à explorer les multiples formes de résistances à travers la voix de celles et ceux qui défient les politiques de fermeture, mais aussi les idées et propositions qui remettent en cause le régime des frontières actuel.

Il s’agit donc bien d’établir des liens entre ce sujet d’une actualité brûlante et des dynamiques de long terme dans les différentes parties du monde, d’en éclairer les différents enjeux et de donner de la visibilité aux luttes actives d’hier et d’aujourd’hui. C’est cette perspective qui est au cœur du débat à travers les articles compilés ici : des réflexions, des témoignages et des pistes d’horizons politiques qui nous permettront de mieux saisir les enjeux des frontières, afin de nous armer de meilleurs outils de solidarité internationale pour la justice sociale et la garantie des droits fondamentaux de toutes et tous.

Appel à manifester le 20/04 au col de Montgenèvre et dans toutes les villes !

La frontière est partout, dans les gares, sur les chemins, dans les trains, les centres de rétention, au sein des institutions… alors organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.

Les frontières n’assurent pas la sécurité des territoires, mais celle des puissances financières qui possèdent la quasi-totalité des richesses du monde. Ce mécanisme d’identification, de tri et d’exclusion, au service des intérêts économiques des États et de l’industrie de la sécurité, définit toute une population de personnes sans droits, invisibilisées, et exploitables.

La frontière est partout y compris dans les espaces du quotidien

Elle ne se résume pas seulement à une chaîne de montagne qui sépare deux espaces ni à une clôture de barbelée.
La frontière est dans les administrations qui délivrent des titres de séjour ou des obligations de quitter le territoire. Elle dépend du statut social : les riches peuvent s’expatrier, les pauvres n’ont d’autre choix que de « migrer ». Elle dépend de la couleur de peau car si tu n’es pas blanc, les contrôles sont systématiques.

Un avion, un quai de gare, un aéroport, un trajet en bus sont pour certains synonyme de voyage. Pour d’autres ils signifient rafle, déportation, camp de concentration. Un hôtel Ibis, une station de ski, des lieux de vacances pour certains, d’emprisonnement ou de chasses à l’homme pour d’autres.

Manifester dans toutes les villes

Lutter contre les politiques migratoires revient à dénoncer la stratégie impérialiste des États occidentaux qui maintiennent des systèmes corrompus, alimentent des guerres, soutiennent des dictateurs et poussent ainsi des milliers de personnes à l’exil. Ces mêmes États stigmatisent et criminalisent ensuite les personnes qui entrent sur leur territoire, cherchant à les réduire à de la main d’œuvre bon marché et corvéable à merci.

La frontière est partout, dans les gares, sur les chemins, dans les trains, les centres de rétention, au sein des institutions… alors organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.

Cortège international contre les frontières – Turin – 30/03/2019

Nous faisons appel à la solidarité internationale de toustes les camarades luttant pour la liberté, contre toutes les autorités politiques, économiques, militaires, contre le capitalisme, le fascisme et le racisme, pour une mobilisation massive le 30 mars à Turin.

Notre solidarité n’a pas de frontières Appel à l’intérieur du cortège bloquons la ville de Turin contre les expulsions et les arrestations

Giada, Silvia, Antonio, Lorenzo, Nicco, Beppe, Poza, Stecco, Nico, Agnese, Sasha, Rupert, Giulio.

Toutes et tous libres !

Affiche fra internationale
Affiche ita cortège 30

Plus d’info :

P.-S.

Info reprise de Passamontagna.info.