SANS-PAPIERS, S’ORGANISER CONTRE L’EXPULSION, QUE FAIRE EN CAS D’ARRESTATION ?

La brochure Sanspapiers : s’organiser contre l’expulsion. Que faire en cas d’arrestation ? avait été révisée pour la dernière fois en mai 2012. Depuis, les lois ont profondément changé et elle était devenue inutilisable. La présente version, terminée en octobre 2021, tient donc compte de ces modifications.

Vous pouvez la télécharger à l’adresse

https://anticrabrochure.noblogs.org/

Diffusez aux personnes et collectifs qui peuvent en avoir besoin.

Contre les frontières et le fascisme d’État : organisons-nous !

Dans le cadre du mois contre les violences policières du 13.11 au 13.12 :

Week-end d’informations et de mobilisation contre les violences policières aux frontières et la collaboration répressive entre États du 11 au 12 décembre :

  • Samedi 11 décembre à partir de 18h à la Dar Lamifa (157 rue d’Aubagne) : soirée d’informations sur la situation aux frontières avec des collectifs actifs à la frontière de Calais, Briançon et Turin, Vintimille. Suivie d’une soirée de soutien au collectif el Manba : Karaoké et DJ !
  • Dimanche 12 décembre : infos sur les murs de Marseille !!

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Manifestation contre l’expulsion de l’immeuble à Sadi Carnot

MANIFESTATION aujourd’hui à 15h30 au vieux port devant la mairie : le 115 refuse de prolonger les nuits d’hôtel/foyers des jeunes expulsés de Sadi Carnot, qui se retrouvent à la rue pour la plupart. Ceci viole les promesses faites lors de l’expulsion ainsi que les consignes ministérielles « Covid » (pas de sortie du 115 jusqu’en mars 2022).

Solidarité!!

Peut être une image de plein air

APPEL A MANIFESTER POUR DES RELOGEMENTS DIGNES ET CONTRE LES EXPULSIONS

Suite à l’expulsion du squat 1 place sadi carnot qui abritait une soixantaine de personnes, un rassemblement est appelé par les habitant.es

MERCREDI 13 OCTOBRE A 13h30
devant la mairie !

Ci-dessous la lettre écrite par les habitant.es :

Depuis l’expulsion du squat de Sadi Carnot, nous vivons une situation de logement très précaire. Nous vivons dans des hôtels vétustes, où les chambres sont sales, il y a des fuites d’eau, des punaises de lit, pour certains on doit dormir à 2 adultes et 2 enfants dans un même lit. Nous ne pouvons pas cuisiner dans les hôtels : comment on fait pour manger ? pour faire manger nos enfants ? Comment est-ce possible d’interdire à des personnes de faire à manger et donc de les obliger à acheter à manger à l’extérieur alors qu’on a pas d’argent. De plus, cuisiner des plats de nos pays d’origine est un lien à notre culture qui est important pour nous quand nous sommes en France.

L’eau des douches est sale, quand il y a des sanitaires, les chambres sentent l’urine. L’État nous propose des logements dans lesquels nous ne pouvons pas vivre correctement.

Certains d’entre nous doivent même quitter l’hôtel la journée et rester dehors alors que l’hiver arrive.

Les propositions de relogement ne tiennent pas compte de nos situations personnelles, certaines d’entre nous sont envoyées à Vitrolle ou à Lestaque alors que nos enfants sont scolarisés dans le cente de Marseille. On ne peut pas les faire changer d’école puisqu’on ne sait pas combien de temps on va rester là. Ils ne peuvent plus aller à l’école.

Certains d’entre nous, n’ont même pas eu de proposition de relogement, parce que nous étions au travail ou à l’école au moment de l’expulsion.

Avant, à Sadi Carnot, les enfants pouvaient jouer en sécurité, nous pouvions nous faire à manger. Nous pouvions avoir des pratiques de solidarité entre nous qui nous permettaient d’avoir des conditions de vies un peu moins compliquées.

En plus de ça, nous n’avons pas pu récupérer nos affaires, la police a tout jeté à la poubelle, nous avons perdu des papiers importants, nos vêtements et nos meubles ! ALors que ça faisait 1 an que nous vivions là bas.

Nous savons qu’il y a beaucoup de logements vides à Marseille, dans le centre-ville, et pourtant, l’Etat et la mairie nous propose des relogements dans des hôtels où les conditions de vies ne sont pas acceptables. Nous manifestons pour demander des logements dignes pour tous.

Nous ne voulons pas être violents contre le gouvernement mais nous revendiquons nos droits et un logement digne pour nous et nos enfants.

DROIT POUR UN LOGEMENT POUR TOUS ET TOUTES REVENDICATIONS APRÈS L’EXPULSION DES HABITANT.ES DU « PETIT SÉMINAIRE »

Nous, personnes en situation de migration, demandeuses/demandeurs d’asile ou sans papiers,
vivions depuis environ un an au squat du Petit Séminaire parce que les politiques d’État nous ont laissé.e.s à la rue. Les institutions ont l’obligation de proposer des hébergements aux demandeurs et demandeuses d’asile tout au long de la procédure ! Dans la réalité nous sommes obligé.e.s de squatter et on se fait expulser !
Le 24 novembre, la police est venue pour nous demander de partir en invoquant l’insalubrité du bâtiment, donc « afin de garantir notre sécurité », sans proposer aucune alternative. Quelques jours plus tard, un incendie a accéléré l’obligation de quitter les lieux. Un feu… le même incident qui a également eu lieu juste avant l’expulsion du squat de Saint Just cette année-là à Marseille et en a accéléré l’expulsion. Une enquête est actuellement en cours par rapport à l’incendie au squat de Saint Just.
Maintenant, après l’expulsion, environ 70 à 80 personnes étaient placé.e.s dans plusieurs hôtels qui nous ont été proposés par l’association Sara Logisol. Des hôtels 115 donc géré par la préfecture. La marie de son côté aurait dû se subroger à case du arrêté du péril du bâtiment, mais ils ont restés en silence.
Les conditions dans ces hôtels sont insupportables, mais si nous partons on va se retrouver à la rue. Nous sommes également dans l’incertitude permanente, car personne n’a communiqué combien de temps nous pouvons rester là, chaque jour on peut se retrouver à la rue. Nous sommes nombreux : des familles, des hommes seuls, des enfants, des femmes enceintes. Les conditions de vie à l’hôtel sont insupportables : nous n’avons aucun espace (2 par chambre), il n’y a pas de chauffage malgré le froid, il y a des punaises de lits, nous ne pouvons pas cuisinier… De plus nous n’avons aucune information sur le temps que nous allons passer ici.
Nous demandons un endroit où cuisiner librement. Nous demandons en endroit où il est possible de se reposer et être en paix.
Nous disons Stop aux expulsions comme celles des squats du Boulevard Dahdah, Saint Just et le petit Séminaire, où les gens se font jeter à la rue et où les autorités restent silencieuses vis à vis de cette situation d’extrême urgence.
La mobilisation va continuer, restez vigilant.e.s aux infos d’actions qui suivrons.
Des logements permanents et dignes pour les délogé.e.s !

Soutien aux occupations de logements vides

Marseille ce matin, rue de la République.
Occupation des logements vides.
Cette rue qu’on ne présente plus, vidée de ses habitant.es par les spéculateurs, sonne creux depuis tant d’années. Voir ces banderoles aux fenêtres fait à la fois plaisir mais dit aussi toute la force et le courage que ces familles doivent rassembler pour arracher le droit de vivre à l’abri. Et toute la rage qu’elles affichent pour garder ce toit, menacées d’expulsion en pleine trêve hivernale, sans aucune solution de relogement. Quel ordure peut-on bien être pour travailler à cela ?
Soutenons les.

APPEL À SOUSCRIPTION POUR « LA DAR CENTRE SOCIAL AUTOGÉRÉ »

Appel à souscription 5€/mois (ou plus si affinités) pour faire vivre

La Dar Centre Social Autogéré

! Le soutien c’est par ici :

https://www.helloasso.com/…/la…/formulaires/1/widget…

La Dar Centre Social Autogéré

est un lieu toujours plus en commun, un outil collectif mis au service du quartier et de ses dynamiques, des luttes et de ce qui nous anime dans nos vies marseillaises.
Ce nouvel élan nous a donné envie de repenser notre modèle économique en passant à un système de cotisation. En effet, quoi de plus normal pour un lieu en commun que d’inventer un modèle économique solidaire et communautaire?
Nous sommes aujourd’hui à la moitié du chemin pour financer les charges fixes du lieu (loyer, électricité, gaz, …). Couvrir la totalité des 1500€/mois permettra de continuer à conforter l’accès libre, gratuit et inconditionnel au centre social et mettre la salle de spectacle toujours plus au service du soutien des collectifs.
Nous en appelons donc à votre soutien en participant à cet appel à souscription. Nous proposons ainsi à celleux qui le souhaitent de participer: 1 balle, 5 balles, 10 balles par mois pour pérenniser un espace autogéré, un outil commun et mis à disposition de celles et ceux qui luttent pour transformer ce drôle de Monde, c’est pas mal non??!!
On vous laisse découvrir ça de plus près avec le lien Helloasso ci-dessus.
Force à vous!

Face aux expulsions et aux délogements, réquisition !

Une grande maison occupée en plein cœur de Marseille ! Face aux expulsions et aux délogements, réquisition ! Voici la déclaration de la trentaine d’habitant.es donnée à la presse ce matin :
« Nous occupons ce vaste bâtiment afin de nous loger dignement et de bénéficier d’un lieu stable où nous pouvons vivre normalement au quotidien. Nous sommes occupant.es sans droit ni titre de ce bâtiment, et nous revendiquons la réquisition du lieu. Nous sommes des familles et des personnes qui vivions dans des conditions difficiles, instables et stressantes. : à la rue, dans des hôtels ou dans des lieux occupés de manière précaire.
Nous médiatisons cette action pour nous protéger. Nous ne voulons pas être pris en photo ou que nos visages soient filmés. Vous avez vos questions, nous avons les nôtres.
Pourquoi vous ne nous demandez pas depuis combien de temps nous sommes à la rue ? Pourquoi vous ne nous demandez pas pourquoi nous ne voulons pas rester au 115 ? Pourquoi vous ne nous demandez pas quelles sont nos conditions de vie au 115 ? Parce que nous sommes obligés de partir/sortir à 7h et de rentrer à 18h. Parce qu’on peut pas inviter nos familles. Parce que dans les hôtels il n’y a pas de cuisine. Parce que dans certains hôtels il n’y a pas de chauffage. Parce que certain.es n’ont même pas de couverture ! Pour nous le 115 n’est pas une solution.
Allez plutôt demander à la Préfecture, à l’Office Français pour l’Immigration et l’Intégration (OFII) et à la Plateforme d’Accueil des Demandeurs d’Asile (PADA) pourquoi ils disent qu’ils s’en foutent de notre scolarité alors que nous voulons ou nous servirons la France dans le futur. Allez demander pourquoi les bébés dorment à la rue. Allez demander à l’OFII pourquoi ils coupent l’Allocation pour demandeurs d’asile (ADA) à des personnes qui sont hébergés chez un particulier, ou ‘ils squattent alors qu’ils ne donnent pas d’hébergements. De qui se moque-t-on ?
Allez demander pourquoi les places sont réservées aux personnes vulnérables. Allez demander à l’OFII c’est quoi une personne vulnérable ? Quand on peut pas travailler et qu’on a pas de ressources n’est-on pas vulnérable ?
Pourquoi vous n’enquêtez pas sur ces institutions (OFII, Préfecture et la Pada) qui nous laissent dormir à la rue ?
Nous avons besoin d’un logement stable où vivre normalement, où nous pouvons dormir dans une chambre, cuisiner librement, accueillir notre famille et nos ami.es, être tranquilles. Parce qu’on en a marre, parce que c’est l’hiver, parce qu’on ne vas pas attendre des années que les pouvoirs publics fassent leur travail, nous occupons et habitons ici.
Un lieu repère, un lieu repos, un lieu d’accueil. Un lieu de vie. Un logement digne. »
Plus d’infos à venir…