UN TOIT BORDEL

« Un Toit, Bordel ! » dessine le portrait d’un squat hébergeant 300 migrants au coeur de Marseille. Un collectif naît, une lutte politique s’organise, les habitants s’intègrent, les solidaires défient le quotidien. Pendant un an, Kang et Roxane capturent des images. Elles dressent la géographie du lieux où s’entremêle dureté des situations, force d’un collectif et poésie de vivre ensemble. Le film fait mémoire d’un lieu symbolique, d’un mode de vie collectif. Il met en lumière la solidarité incroyable qui se propage dans le bâtiment.
VENEZ SOUTENIR LE SQUAT 59 AVENUE ST JUST MARSEILLE.

SOUTENONS LES EXILÉ.ES MOBILISÉS DU BD DAHDAH !


Contre la politique répressive de l’Etat contre les demandeur.es d’asile, contre le système mafieux du logement insalubre de la mairie !
(La Marseillaise) Des demandeur.euses d’asile « dont la prise en charge par l’Etat, sous traité à la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile (PADA), vire à l’incurie. Un argument derrière lequel se retranche facilement la municipalité, les laissant tomber dans les mains des marchands de sommeil ».

Appel à une conférence de presse et à rassemblement Vendredi 22/11 à 10h devant les locaux de l’EAPE (2, rue Beauvau – Métro Vieux Port)

Jeudi 14 Novembre les habitant.e.s du Boulevard Dahdah ont été expulsé.e.s de leur logement suite à une interdiction d’occupation émise par la mairie. Ceux et celles qui n’ont pas pu fournir de baux, victimes des marchands de sommeil, ont été emmené.e.s dans un gymnase rue Ruffi. Ils y sont depuis une semaine et beaucoup refusent les solutions précaires proposées par les institutions responsables. Le personnel de l’EAPE (‘Espace d’accueil des personnes évacuées’, dispositif public, géré par l’association France Horizon, pour accompagner la prise en charge des personnes évacuées de leur logement) a proposé pendant les derniers jours des hôtels sans garantie de solutions pérennes par la suite. Suite au refus de telles conditions de la part des delogé.e.s et à la contestation qui a suivi, un courrier signé par le SIAO (structure étatique en charge de l’hébergement d’urgence) attestant que l’hébergement en hôtel serait assuré « jusqu’à ce qu’une proposition d’hébergement adaptée à leur situation soit trouvée ». La colère se fait entendre tandis qu’associations et collectifs se mobilisent pour que ces promesses et garanties soient respectées et ne restent pas sans suite.

Demain un point sur la situation pendant lequel ils exprimeront leurs revendications, soutenus par les collectifs mobilisés.

Expulsion au 51 boulevard Dahdah, des dizaines de personnes jetées à la rue

L’immeuble situé du 51 boulevard Dahdah (4e) a été évacué par les services de la mairie jeudi 14 novembre « afin de garantir leur sécurité ». Sur les environ 70 personnes concernées, seules celle disposant d’un bail ont bénéficié d’un hébergement en hôtel. Pour les autres, notamment des exilées, une nuit de gymnase puis la rue…

Encore une expulsion -Bd Dahdah (gare St Charles)

Hier (jeudi), à 14H, des demandeur.euses d’asile habitant boulevard Dahdah ont été expulsés de leur logement par les services de la ville, qui, tout d’un coup, ont décidé de mettre les habitations sous arrêté de péril.

Une vingtaine de personnes ont été transférés dans un gymnase proche de l’hôpital européen. Mais il ne s’agit que d’une mise à l’abri temporaire, froide et précaire qui devrait prendre fin ce matin, à l’issu d’un tri des personnes selon les situations administratives.

Nous rappelons que l’OFII a l’obligation de proposer des hébergements aux demandeurs et demandeuses d’asile tout au long de la procédure ! Y compris les personnes en procédure Dublin. Dans la réalité, nous ne nous faisons pas d’illusion sur le fait que cette expulsion suivra le même procédé que les précédentes et que beaucoup de personnes retrouverons encore une fois la rue, après avoir été reléguées dans les taudis de la ville.

Continuons à nous mobiliser : occupations, réquisitions !
La résistance se fait au pied de biche !

Le droit au logement ne se mendie pas, il se prend !

 

ENCORE UNE EXPULSION -BD DAHDAH

Hier (jeudi), à 14H, des demandeur.euses d’asile habitant boulevard Dahdah ont été expulsés de leur logement par les services de la ville, qui, tout d’un coup, ont décidé de mettre les habitations sous arrêté de péril.

Une vingtaine de personnes ont été transférés dans un gymnase proche de l’hôpital européen. Mais il ne s’agit que d’une mise à l’abri temporaire, froide et précaire qui devrait prendre fin ce matin, à l’issu d’un tri des personnes selon les situations administratives.

Nous rappelons que l’OFII a l’obligation de proposer des hébergements aux demandeurs et demandeuses d’asile TOUT AU LONG DE LA PROCÉDURE ! Y compris les personnes en procédure Dublin. Dans la réalité, nous ne nous faisons pas d’illusion sur le fait que cette expulsion suivra le même procédé que les précédentes et que beaucoup de personnes retrouverons encore une fois la rue, après avoir été reléguées dans les taudis de la ville.

Continuons à nous mobiliser : occupations, réquisitions ! La résistance se fait au pied de biche !

Le droit au logement ne se mendie pas, il se prend !

Marseille : la justice ordonne l’expulsion des mineurs migrants du squat de Saint-Just

source: la-provence.com

Une procédure en deux temps. Après avoir ordonné l’expulsion des migrants majeurs du squat Saint-Just (en face du Conseil départemental, Ndlr), le tribunal de grande instance de Marseille a pris hier la même décision au sujet des mineurs. Une ordonnance de référé sans délai. C’est-à-dire que la préfecture peut recourir dès maintenant à la force publique pour procéder à l’expulsion. Dans les faits ce ne sera pas tout à fait le cas.

Après avoir constaté en juillet dernier l’occupation illégale et ordonné l’expulsion des migrants du squat Saint-Just, mais considérant que ces personnes n’arriveraient pas à se reloger immédiatement, la justice avait octroyé six mois de délais supplémentaire pour trouver une solution d’hébergement. Un délai bénéfique aux mineurs du squat qui ne risquent pas d’être expulsés d’ici le mois de février prochain. Passé ce délai, la décision d’expulsion devra en revanche être appliquée sous peine d’astreinte pour la préfecture. « Mais j’imagine qu’avant d’en arriver là, les services compétents auront trouvé une solution pérenne pour l’hébergement des occupants du squat », souligne Me Tapin-Reboul, avocate du diocèse à l’origine de la procédure pour demander l’expulsion des occupants.

Même point de vue pour l’un des avocats en charge de la défense des mineurs, Me Julia Sépulcre. « Aujourd’hui, cette décision de justice met le Département (responsable de la prise en charge des mineurs, Ndlr) devant ses responsabilités pour trouver d’urgence une solution d’hébergement. Je rappelle que la plupart de ces mineurs sont actuellement scolarisés« , explique-t-elle. Raison pour laquelle l’avocate – qui s’attendait à la décision d’expulsion – n’avait pas demandé de délai

« Cette décision de justice met le Département devant ses responsabilités« .

MAISON BLANCHE

(source: primitivi.org)

En 2015 par le rapport Nicol tire l`alarme sur Maison Blanche, une co-propriété du 14eme arrondissement de Marseille. 4 ans plus tard ou en sommes-nous ?

En 2015, Christian Nicol, inspecteur général de l’administration du développement durable et ancien directeur de l’Anah, estimait à 40.000 le nombre de logements privés indignes à Marseille, soit 13 % du parc de résidences principales. La plupart d’entre eux se situent dans dix grandes copropriétés dont Maison Blanche.
Malgré ce rapport Nicol de 2015, ce n`est qu`en octobre 2018 que les responsables du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) décident d`inclure la copropriété Maison Blanche (14e Marseille) dans un plan de sauvegarde appelé « Initiative Copropriétés ».
En attendant la Maison brule et ce n`est pas faute d`avoir prévenu.

Difficile de faire taire le paysage et ses habitants, tant les flammes ont noircies les murs et laisser une forte odeurs d`émanations toxiques.
Si les mouvements citoyens oeuvrent quotidiennement quand est-il
du mouvement des institutions ?
Une des membres du collectif 5 Novembre affirme ; «  Depuis vendredi (23 Aout) C`est mon mari qui est venu amener les décombres à la déchetterie,
nous sommes mercredi (28 Aout) et le service de la ville mandaté pour le faire n`est pas encore venu. « 
La Mairie centrale, affirme elle faire le nécessaire pour reloger les personnes victimes de l`incendie, quand à ceux subissant les dommages collatéraux entre le rez de chaussée et le 4eme, et ceux des derniers étages, ils doivent réintégrer leur logement.
Sur place un mélange de consternation, et de résilience : les ong et les associations pressent le pas pour venir prêter main forte aux habitants de Maison Blanche. Ces derniers portés par leur propre collectif s`organisent jours et nuits pour prendre en charge les familles délogées et celles relogées, jeunes et moins jeunes s`occupent de la restauration, des donations en tout genre à remettre aux familles, et des divers procédures administratives.
https://www.facebook.com/Collectif-habitants-de-la-maison-Blanche-1384027848366944/

La mise en place des travaux dans le cadre du plan d`« Initiative Copropriétés » semble une non plus une aubaine mais une promesse non tenu,
Julien Denormandie paraissait pourtant plein de fermeté et d`indignation, en Octobre 2018, clamant haut et fort « un grand plan de bataille contre les copropriétés dégradées« , une priorité pour le gouvernement …
Il semble que Maison Blanche n`a plus le temps de faire comprendre son sens du mot PRIORITAIRE.

En attendant l`ouverture du plan à chacun d`apprécier les choix de Réaménagements PRIORITAIRES URBAINS sur la voie publique marseillaise pour le meilleur mais encore plus pour le pire.

Communiqué de presse de la nouvelle Maison du Peuple Marseillaise

A la suite de la manifestation de samedi 1er juin, un ancien pôle emploi situé au 57 rue Brochier a été rendu au peuple. Abandonné depuis une année, il a été reconverti en maison du peuple. La police est actuellement devant.

Votre Pôle Emploi vous informe.

A Montpellier, Saint-Nazaire, Caen, le Pouzin déjà les Maisons du Peuple fleurissent et aujourd’hui, pour vous, c’est à Marseille qu’on libère des espaces !

Depuis de trop nombreuses années les soulèvements sociaux se voient marginalisés et méprisés par les politiques. Après six mois de lutte des Gilets-Jaunes, le gouvernement n’a répondu qu’avec la violence de la répression policière. Aujourd’hui nous dénombrons de trop nombreu.x.ses bléssé.e.s, mutilé.e.s et emprisoné.e.s et ici, à Marseille, notre pensée va tout particuliérement à Zineb Redouane tuée par la police le premier décembre dernier lors d’une manifestation.
Ici, à Marseille, six mois après la mort de huit personnes dans les effondrements de la rue d‘Aubagne, la Mairie n’a répondu qu’avec violence et mépris habituel et ce sont 3000 expulsé.e.s qui se retrouvent face à sa scandaleuse ingérance. D’autre part c’est tou.te.s les Marseillais.e.s qui subissent au quotidien la politique mafieuse de détournement de fonds publics, une gestion catastrophique de la ville ainsi qu’une épuration sociale criminelle.
La discrimination d’Etat des dits “étrangers” pousse tragiquement à une montée du racisme et de la xénophobie et aujourd’hui, en France et plus largement dans le monde, et les politiques migratoires se font chaque jour plus répressives et meurtrières.
Notre respect va à toutes celles et ceux qui luttent contre les violences sexistes et ici à Marseille, aux travailleuses de NH Hôtel qui s’organisent contre le partage du monde dont elles font les frais.
Alors que les politiques économiques creusent chaque jour un peu plus les inégalités sociales, alors que le système capitaliste actuel détruit et saccage la planète au profit de l’économie, il est plus que jamais évident qu’il n’y a rien à attendre des Macron, Gaudin ou politiciens en tous genre. Prendre l’esprit d’initiative, travailler depuis le peuple les problématiques sociales, questionner et changer radicalement les logiques qui depuis trop longtemps nous poussent vers le goufre, c’est pour cela aujourd’hui que votre pôle-emploi de la rue Brochier se change en Maison du Peuple !

Ce batiment négligemment laissé à l’abandon alors que les necessités de logement se font de plus en plus évidentes dans cette ville, que les crêches et les espaces d’émancipation sociale nous manquent cruellement, nous proposons d’ouvrir cet espace pour fabriquer nous même ce dont on nous a privé.e.s. Espace de création, de partage, de formation, de soutien, d’accueil, de reconversion, de refléxions, d’actions, de solidarité, de planification, de rencontre, d’épanouisement populaire, d’autodéfense, d’organisation. Rien que ça ! Ce lieu se propose d’être une base collective pour les luttes d’ici et d’ailleurs, un espace ouvert à qui le veut pour prolonger cette aventure.
Pour cela nous avons besoin de vous, car du travail il y’en a !

La première grande Assemblée Générale se tiendra ce lundi 3 juin à 18h. Venez, seul.e.s ou en collectif, pour voir les lieux et élaborer ensemble ce que sera ce lieu.

A l’heure actuelle, la police encercle le bâtiment pour tenter de l’expulser, mais nous ne cederons pas !
Rejoignez-nous au 57 rue Brochier !

Nul besoin d’expulser la Mairie. Nous avons décidé d’ouvrir la notre. Notre Maison du Peuple.

St-Just n’est pas mort, vive St-Just !

Le diocèse a quitté son rôle d’arbitre et a pris la décision de lancer une procédure d’expulsion. Alors ça y est. Notre squat est en procédure. Nous l’attendions plus tôt, le combat commence et peut durer plusieurs mois. Et nous avons plus que jamais besoin d’aide !

Le diocèse a quitté son rôle d’arbitre et a pris la décision de lancer une procédure d’expulsion. Alors ça y est. Notre squat est en procédure. Nous l’attendions plus tôt, le combat commence et peut durer plusieurs mois.

Pourtant, nous ne sommes plus assez nombreux.ses. Surtout, nous sommes épuisé.e.s et exténué.e.s. Il est important de bien le signifier, de le dire haut et fort, les personnes présentes depuis le début du squat, soit 4 mois, sont à bout de forces et de nerfs. Le relais est essentiel.

Le 4 et 5 avril, le Conseil Départemental et la Préfecture sont venus offrir des solutions de relogement aux habitant.e.s de St Just. Ce déplacement a été traumatique pour celles et ceux qui avaient été mis.e.s à l’abri dans les murs du 59 avenue de St-Just mais aussi pour les bénévoles. Si les propositions de l’ADDAP13 entraient dans les parcours d’accès au droit, les familles se sont vues offrir des solutions inacceptables en l’état. Une trentaine d’entre elles ont donc décidé de rester dans ce qui est désormais leur Maison. De nombreux mineurs se sont depuis présentés à la porte et nous les avons acceptés, puisque le placement de 170 d’entre eux ne signifie pas que la tâche du Département est terminée, n’en déplaise à nos politicien.ne.s.

Notre non-communication après le relogement forcé a peut-être donné l’illusion d’une fin de combat. Il n’en est rien, nous devions reprendre des forces.

Aujourd’hui, plus que jamais nous avons BESOIN DE VOUS.

Nous ne sommes plus assez pour faire vivre ce squat. Nous avons besoin de vos forces, de votre soutien, de vos sourires et de votre énergie. Nous avons été débordé.e.s durant les dernières semaines et le revers est dur. Le relogement des Mineurs Non Accompagnés a entraîné le départ d’un grand nombre de solidaires, qui les ont suivis dans les hôtels. Si ce suivi est primordial et que nous ne le remettons pas en question, cette délocalisation a changé l’ambiance de la maison, plus de cours de français, plus d’activité. Cela constitue un manque pour les habitant.e.s restant.e.s, notamment pour les nouveaux mineurs qui ne bénéficient plus du tout ce que nous avions réussi à mettre en place. Les murs sont toujours ouverts, nous invitons à réinvestir les lieux !

Oui mais, quoi faire ?

  • Nous avons besoin de personnes pour nous aider à tenir l’accueil, à donner les premières informations et à réorienter au besoin vers les autres lieux ressources.
  • Nous ne sommes plus en capacité d’accueillir de nouvelles personnes en ce moment, et nous avons besoin de trouver d’autres solutions pour celles et ceux qui se présentent à la porte. Pour ce faire, une permanence juridique a été mise en place, mais face à l’afflux de demandes qui a suivi la fin de la période hivernale, nous avons besoin d’aide pour garantir à tou.te.s des solutions adaptées.
  • Nous prenons toujours les dons, et avons toujours besoin de produits de première nécessité et de nourriture.
  • Si vous êtes un.e artiste, nous vous invitons à venir peindre les portes des chambres !
  • Si vous avez des envies, venez avec, proposez-les !

Nous tendons vers une auto-gestion de la maison, mais pour qu’elle soit mise en place, il nous faut le soutien de bénévoles afin que nous prenions le temps de transmettre nos savoirs.

N’ayez pas peur de pousser la porte, et de mettre un pied dans cette fourmilière. Ce qui a été mis en place en seulement quatre mois est incroyable de solidarité. Ne perdons pas cet élan formidable. Que vive St-Just, et que la pression soit faite auprès des pouvoirs publics pour qu’aucune personne, quelle que soit sa nationalité ou sa situation ne dorme dehors !

Si vous voulez nous rejoindre, envoyer un mail à collectif59stjust@gmail.com et nous nous mettrons en contact avec vous pour vous accueillir au mieux !