Manifestation contre l’expulsion de l’immeuble à Sadi Carnot

MANIFESTATION aujourd’hui à 15h30 au vieux port devant la mairie : le 115 refuse de prolonger les nuits d’hôtel/foyers des jeunes expulsés de Sadi Carnot, qui se retrouvent à la rue pour la plupart. Ceci viole les promesses faites lors de l’expulsion ainsi que les consignes ministérielles « Covid » (pas de sortie du 115 jusqu’en mars 2022).

Solidarité!!

Peut être une image de plein air

Rassemblement pour exiger la fermeture du CRA de Marseille Mardi 01/09/2020 à 17h devant la Préfecture de Marseille

L’association lycéen « Conscience », le collectif « Soutien migrants 13/el Manba » et la Coordination des Sans Papiers 13 appellent à un Rassemblement devant la Préfecture pour exiger la fermeture du CRA de Marseille

Mardi 01/09/2020 à 17h devant la Préfecture de Marseille, Place Félix Baret

Les retenus du centre de rétention à Marseille sont en grève de la faim depuis quelques semaines pour protester contre leur enfermement et dénoncer les conditions en pleine crise du Covid-19.
Depuis, les proches des retenus du Centre de rétention à Marseille alertent la mairie du 14ème, le Comité d’Intérêts de Quartier du 14ème, Mme la maire, plusieurs députés parlementaires et la
préfecture sur les conditions insupportables des retenus dans le Centre de Rétention à Marseille, appels restés jusque là sans réponse.
Un premier rassemblement devant le CRA de Marseille a été organisé le 25/08 pour soutenir la lutte des personnes à l’intérieur.

Continuons à faire circuler la parole des personnes enfermées et mobilisons nous contre les autorités responsables !

Nous, sans papiers et solidaires des personnes sans papiers, soutenons depuis l’extérieur la lutte et les revendications des retenus du CRA.
Nous demandons la fermeture du CRA de Marseille et de tous les CRA de France.

Destruction des Centres de rétention !
Régularisations de toutes les personnes sans papiers !
Liberté de circulation et d’installation !

Voici une lettre qui va être déposée à la Préfecture dans les prochains jours par des proches et soutien des retenus, suivie d’une mobilisation nationale devant les CRA:

« Actuellement, dans plusieurs Centre de Rétention Administratif CRA (Mesnil-Amelot , Rennes, Nîmes ,Lesquin, Vincennes, Marseille le Canet …et d’autres) des retenus sont en grève de la faim !
Ultime moyen de protester, d’essayer de faire entendre leurs revendications, pour que leurs droits soient tout simplement appliqués et non bafoués, que les autorités arrêtent l’enfermement dans ces
Centres car c’est totalement inutile;
Cette rétention apparaît, ainsi disproportionnée, elle ne ferait qu’augmenter les souffrances et les traumatismes chez les personnes retenu car l’éloignement ne s’effectue pas dans leur pays même au bout de X jours d’enfermement …. !
C’est priver de liberté illégalement, un abus politique de l’enfermement des sans papiers car si c’est pas de la détention c’est de l’enfermement illégal qui parfois dure pendant des semaines…voir des mois ! dans des conditions intolérables !
Toutes ces pratiques doivent cesser sur les étrangers en situation irrégulière. La France est le pays de l’Union européenne qui enferme le plus de personnes étrangères au seul motif qu’elles ne peuvent pas présenter le bon papier au bon moment lors d’un contrôle de police !!! Mais tout le monde s’en fiche de ce qui se passe réellement et peu importe que des personnes mettent leurs vies en danger ( un gréviste de la faim a été hospitalisé deux fois ), au bout de la troisième fois, les pompiers n’ont pas eu accès au centre pour subvenir aux soins nécessaire du retenu… C’est sans compter, sur le service médical souvent absent, ou avec des permanences inaccessible dans les centres ; Comme en ce moment ; la propagation du coronavirus dans plusieurs CRA ( il y a des cas positif; des retenus, agents de police au sein des établissements) ; où depuis plus d’ une semaine aucune mesures sanitaire, ni les gestes barrières ont été instaurés au seins des établissement, rien n’a changé dans les établissement, aucunes mesures des gestes barrières n’est respectées ni dans les parties commune, ni au réfectoire, tout comme dans les chambres ; où logiquement un confinement s’impose pour certains puisque il y a des cas positif dans les établissements.on ne fait rien! comme
si rien été afin de protège la santé des retenus ….c’est intolérable et inacceptable qu’on puisse prendre autant de risques dans ces établissements!
Lors de « la première vague de contamination « de nombreux CRA ont été fermé grâce à la lutte des retenus et à la solidarité des soutiens à l’extérieur . Tout cela démontre, que les autorités compétentes ne sont pas capable, et sont dans total incapacité d’assurer et d’apporter des mesures sanitaires nécessaires au sein de tous les CRA de France afin de protéger au mieux les retenus.
Encore de plus des violences physique et psychologique de la part de certains Agents Polciers aux opinions racistes, non assistance aux personnes en danger lorsque des retenus tente une tentative de suicide.
De plus, malgré le contexte actuelle, où les expulsions sont difficilement applicable et réalisable, les arrestations et l’enfermement des sans papiers ou personnes en situation irrégulière continue…
Les frontières sont fermés, l’enfermement deviens encore une fois de plus complètement intolérable!
Sans même que des solutions alternatives soient trouvées et examinées pour chacun en fonction de leur situation personnelle;
Les dossiers de chacun, sont à peine regardé, ou examiné personnellement comme il se doit par les juges ; c’est tout simplement intolérables, que les juges agissent ainsi !
La plupart des retenus ils ne voient même pas les juges, où les audiences se passent par vidéoconférence en quelques minutes à peine la juge a statuer, c’est aberrant ! et d’une violence psychologique, que les juges ne prenne pas la peine d’examiner les situations de chacun alors que derrière chacun retenu très souvent, il y a des femmes, des enfants, des familles…

« Tout cela doit cesser au plus vite! »

Ouvrons les frontières de l’Europe, arrêtons la guerre, soyons solidaires des révolutions !

Rassemblement pour l’ouverture des frontières européennes et contre la guerre aux refugié.e.s, à 13h au Vieux Port. Tous les États, toutes les armées, tous les nationalismes tuent.

Nous exigeons un corridor humanitaire maintenant, appelons à une véritable solidarité et à des caravanes vers la Grèce, la Turquie et la Syrie.

Depuis la semaine dernière, plusieurs dizaines milliers de Syrien.ne.s, Afghan.e.s, Irakien.ne.s tentent de passer la frontière pour l’Europe, après l’annonce de la Turquie d’ouvrir ses postes frontières. Ils font face aux tirs de grenades lacrymogènes de la police grecque, mais aussi aux balles réelles : deux réfugiés Syriens ont été tués depuis ce lundi 2 mars, près de la ville frontière d’Ipsala, il y a 6 blessés graves et combien de disparu.es.

Lundi aussi, un enfant réfugié est mort après un naufrage de bateau au large de l’île grecque de Lesbos. Dans les îles de la Mer Egée, près de 40.000 personnes sont parquées dans des camps, dont 21.000 dans le seul camp de Moria, dans l’attente indéterminée de rejoindre le continent. Elles sont régulièrement la cible de l’extrême droite grecque, qui a repris émeutes, blocages de routes et attaques des bateaux en détresse. La police grecque intervient peu, quand elle n’exerce pas elle-même ces violences, et tout porte à croire que l’Etat grec laisse le champ libre à l’extrême-droite.

En 2018, plus de 2000 personnes sont mortes dans la traversée de la mer Egée.

Mais ce n’est pas un drame humanitaire qui se joue : il faut sortir du silence les causes politiques de l’exil.

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Ensemble contre l’extrême droite. Pas de voeux pour Ravier

ENSEMBLE CONTRE L’EXTREME DROITE !!
APPEL A RASSEMBLEMENT VENDREDI 10 JANVIER 18H
METRO SAINT JUST pour l’occasion des vœux de (la mairie RN 13eme-14eme) Ravier au Dôme.
Pour les élections municipales à Marseille, mobilisons nous contre le fascisme !
À l’heure où le gouvernement Macron-Phillipe attaque violemment nos acquis sociaux en s’appuyant
sur des forces de l’ordre violentes et agressives pour faire taire toute forme de contestation et de résistance
(au prix de très nombreux.ses bléssé.es et mutilé.es), nous réaffirmons notre volonté unitaire de changement
social, d’émancipation et de solidarité.
Cette politique est développée par les différents gouvernements au pouvoir depuis de nombreuses années qui
ont accentué les logiques sécuritaires, racistes et réactionnaires.
C’est dans ce contexte qu’à Marseille, l’extrême-droite a pris place dans les quartiers nord avec
l’élection de Ravier (RN) qui supprime toutes les initiatives culturelles et solidaires et brille par un
autoritarisme faisant même fuir ses propres soutiens.
Stéphane Ravier est entré en campagne, affichant de manière totalement décomplexée sa volonté d’exclure
les populations pauvres immigrées, mélangeant comme à son habitude, délinquance et immigration. Il
souhaite lutter contre, selon ses propos, la « tiermondisation » de la ville, supprimant au passage tous les
snacks de la Canebière, le marché des Arnavaux et projette de constituer une « brigade anti squat » en
s’appuyant sur la police municipale.
À l’occasion de cette campagne, le collectif unitaire anti Ravier, regroupant plusieurs collectifs,
associations, syndicats, … souhaite réaffirmer son opposition totale à ce parti car nous sommes antifascistes
et antiracistes !
Le Rassemblement National n’est pas un parti comme les autres. Son histoire, ses idées, ses
méthodes et ses relations en font le pilier principal de l’extrême-droite et du nationalisme français. Le 12
septembre 2019, Ravier rappelait sur le parvis de la gare Saint Charles qu’il a toujours été favorable à la
peine de mort
Le RN n’est ni l’ami du peuple, ni des travailleur-ses.
En matière d’éducation, leurs propositions sont passéistes : port de l’uniforme, retour de l’autorité du maître,
roman national, fin de la gratuité de la scolarité pour les enfants d’étrangers,
Un retour en arrière aussi pour les femmes appelées à retourner au foyer et à perdre leurs droits durement
acquis.
En ce qui concerne l’économie, après avoir prôné un libéralisme sans limite, le RN défend un
protectionnisme mais ne propose rien pour sortir du système actuel. En effet, entre allègements des
cotisations patronales, heures supplémentaires défiscalisées, refus d’augmentation du SMIC etc., le RN est
l’ami des patrons et l’ennemi des salarié-e-s et des précaires. De plus, si le RN parvenait au pouvoir, il se
lancerait dans une destruction programmée des outils de défense des travailleur-ses (syndicats, associations
etc.).
Le RN n’est pas anti-système. Comme tant d’autres partis au pouvoir, celui-ci baigne dans des affaires de
corruption, d’emplois fictifs et de détournements d’argent public pour leur compte. N’oublions pas que Ravier
a organisé l’an dernier une soirée au Dôme pour présenter ses vœux pour la modique somme de 100 000 euros !!
Nous luttons pour la dignité de toutes les personnes sans distinction liée au genre, à l’origine, la nationalité,
la couleur de peau, l’orientation sexuelle et la religion.
Nous souhaitons construire une société égalitaire, anti-autoritaire où personne n’est illégal.
Nous pensons que la vie ne rime pas avec repli identitaire, rejet des étrangers et soutien aux capitalistes mais
avec solidarité, entraides, émancipation et liberté.
Rassemblons-nous dans la diversité contre le fascisme et pour la justice sociale !
Multiplions les actions et initiatives unitaires contre Ravier et sa politique fasciste.
Pas une voix ne doit aller à l’extrême droite !

Des logements permanents pour les délogé.es

Jeudi 14 novembre 2019 à 8h la mairie demande aux quelques 80 habitant.es du 51 Boulevard Dahdah de quitter le bâtiment au motif d’une suspicion de péril. Quelques heures plus tard, la police municipale arrive et impose à tous les habitant.es d’évacuer l’immeuble, sans possibilité de récupérer la plupart de leurs biens personnels. L’évacuation se fait dans la confusion, à la hâte,
sans donner aucune information aux habitants et sans la présence de l’EAPE*. Après une semaine dans un gymnase, le SIAO 13* leur trouve des places dans des hôtels indécents.
Régulièrement, des menaces d’expulsion des chambres d’hôtel sont prononcées.
Grâce à la mobilisation des délogé.es, des prolongations des nuits ont été annoncées. Elles se
terminent le 10 janvier, laissant le collectif des délogé.es sans solutions pour la suite et dans la
peur et l’incertitude de se trouver peut-être sans toit après cette date. Un des employé leur a dit
que la mairie refuse de prendre en charge les nuits d’hôtel qui leur sont pourtant dues.
La situation est inquiétante et scandaleuse, la mairie ne respecte pas les droits qu’ouvre aux
délogé.es la charte pour un relogement digne. Elle menace de mettre des personnes à la rue. Les
délogé.es n’ont toujours pas eu accès au bâtiment et à leurs biens personnels, dont la disparition
suite à l’évacuation est une inquiétude partagée parmi eux. Nous citons ici Arlette Fructus,
l’adjointe au maire qui vient de démissionner, en charge du logement depuis 11 ans : « La question
du logement n’a jamais été une priorité municipale…Il fallait assurer un retour digne à ces
personnes une fois les travaux d’urgence réalisés. Cela veut dire sécuriser les lieux, … Ces priorités
[…] ne sont pas mises en œuvre… La situation des personnes évacuées ne s’améliore pas… ». Il est
surréaliste de voir Madame Fructus tirer les mêmes conclusions que nous après 11 an de mise en
œuvre d’une politique désastreuse et assassine.
Nous exigeons que la ville de Marseille prenne ses responsabilités sans faire de discrimination
parmi les délogés du bd Dahda. Nous demandons un logement décent et adapté, non seulement
pour les délogé.e.s, mais aussi pour toutes les personnes mises à la rue par l’État et ses politiques
de paupérisation. Nos revendications restent les mêmes que celle rendues publiques lors de la
conférence de presse du vendredi 22 novembre 2019. Nous sommes déterminé.es à poursuivre
cette mobilisation tant que les personnes seront dans des situations de relogement précaires.
En cas d’expulsion des hôtels, nous ne resterons ni muets ni passifs. Tenez-vous prêt.es à venir
nous soutenir !
Rassemblement vendredi 10 janvier à 11h devant l’EAPE (2 rue Beauvau)

SOUTENONS LES EXILÉ.ES MOBILISÉS DU BD DAHDAH !


Contre la politique répressive de l’Etat contre les demandeur.es d’asile, contre le système mafieux du logement insalubre de la mairie !
(La Marseillaise) Des demandeur.euses d’asile « dont la prise en charge par l’Etat, sous traité à la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile (PADA), vire à l’incurie. Un argument derrière lequel se retranche facilement la municipalité, les laissant tomber dans les mains des marchands de sommeil ».

Appel à une conférence de presse et à rassemblement Vendredi 22/11 à 10h devant les locaux de l’EAPE (2, rue Beauvau – Métro Vieux Port)

Jeudi 14 Novembre les habitant.e.s du Boulevard Dahdah ont été expulsé.e.s de leur logement suite à une interdiction d’occupation émise par la mairie. Ceux et celles qui n’ont pas pu fournir de baux, victimes des marchands de sommeil, ont été emmené.e.s dans un gymnase rue Ruffi. Ils y sont depuis une semaine et beaucoup refusent les solutions précaires proposées par les institutions responsables. Le personnel de l’EAPE (‘Espace d’accueil des personnes évacuées’, dispositif public, géré par l’association France Horizon, pour accompagner la prise en charge des personnes évacuées de leur logement) a proposé pendant les derniers jours des hôtels sans garantie de solutions pérennes par la suite. Suite au refus de telles conditions de la part des delogé.e.s et à la contestation qui a suivi, un courrier signé par le SIAO (structure étatique en charge de l’hébergement d’urgence) attestant que l’hébergement en hôtel serait assuré « jusqu’à ce qu’une proposition d’hébergement adaptée à leur situation soit trouvée ». La colère se fait entendre tandis qu’associations et collectifs se mobilisent pour que ces promesses et garanties soient respectées et ne restent pas sans suite.

Demain un point sur la situation pendant lequel ils exprimeront leurs revendications, soutenus par les collectifs mobilisés.

APPEL COMMUN AL MANBA / COLLECTIF 59 ST JUST POUR LA MARCHE SAMEDI 9 NOV. 15h Métro Nd Du Mont

Samedi 9 novembre, nous marcherons en mémoire des 8 personnes tuées dans les effondrements de la rue d’Aubagne, et de Zineb Redouane, assassinée par la police. Ces morts ne sont pas des accidents mais bien le résultat d’une politique urbaine de spéculation et de profit, qui chasse les populations les plus précaires du centre-ville. À Marseille comme ailleurs, l’État et ses sous-traitants du système d’asile (OFII, PADA, 115…) se dérobent à leurs obligations légales et refusent aux exilé·e·s le logement qui leur est dû. Au sein des hébergements institutionnels, les grands bailleurs (ADOMA, Sara Logisol, Forum Réfugiés, Groupe SOS, 3F) appliquent avec zèle les directives de l’État et cautionnent toutes les politiques de contrôle, de surveillance et de privation de liberté.

Le Conseil départemental s’assoit sur les lois et les conventions internationales et abandonne les mineur·es isolé·es : ils et elles attendent de longs mois sur les trottoirs de Marseille avant qu’une mise à l’abri leur soit proposée. Les femmes enceintes ou avec enfants ne sont pas mieux traitées : elles restent à la rue jusqu’à l’heure de leur accouchement et y retournent à leur sortie de l’hôpital. Le squat Saint-Just qui a ouvert l’hiver dernier pour dénoncer toutes ces pratiques est expulsable dès la fin du mois de janvier ! Pas de trêve hivernale applicable pour plus de 300 personnes en grande détresse et dont les droits fondamentaux sont piétinés par l’État, le département et ses prestataires.

Sans gêne, les sous-traitants de l’État en charge de fournir les « conditions matérielles d’accueil » (PADA, ADDAP…) se dédouanent de leurs responsabilités et renvoient vers des collectifs bénévoles tels que le Manba et le 59 St Just. Lorsque ces derniers trouvent des solutions précaires (squats, campements…), l’État les expulse. Une fois à la rue, ces personnes subissent le harcèlement policier, qui sert la politique de gentrification forcée du centre ville : dans la ville lisse et aseptisée que la mairie prépare pour les touristes, les exilé·es n’ont pas leur place. Caméras de surveillance et contrôles au faciès s’assurent bien que tout exilé·e trop visible dans le centre ville finira enfermé·e dans un centre de rétention.

Début septembre, Euroméditerranée (immense projet de rénovation urbaine et donc de gentrification) met 450 personnes a la rue. Cinq jours plus tard les campements de fortune qu’iels ont construits sont démolis par la police, et leurs affaires et papiers sont jetés aux ordures. La précarité provoquée par ces expulsions à la pelle, plus intenses que jamais à la veille de la trêve hivernale, fait le bonheur des marchands de sommeil qui pullulent dans la ville. Ils sont la seule solution pour beaucoup d’exilé·es, quitte à payer des loyers exorbitants pour des logements insalubres et ciblés par les arrêtés de péril.

Stop expulsions ! Stop gentrification !
Pour la liberté de circulation et d’installation !
Mise à l’abri et logement pour tou·tes !
En attendant, ouvrons, réquisitionnons, occupons !