GO REQUISITION! #2 STOP EXPULSION

Appel à manifestation. 4 juillet 18h, départ des Réformés

Le 23 Mars dernier, à quelques jours de la fin de la trêve hivernale, nous, habitant.es de Marseille, précaires, hébergé.es du 115, solidaires, prenions la rue pour dénoncer la situation catastrophique de Marseille en matière de logement et demander à la Mairie et la Préfecture la réquisition des logements vides.

Aujourd’hui, nous marcherons pour obtenir la réquisition de deux bâtiments où logent maintenant les familles expulsées d’abord du 1 place Sadi Carnot puis du 100 rue de la République. La Préfecture leur avait laissé, par promesse orale, la fin de la trêve scolaire. Les habitant.es ont préféré trouver un autre lieu afin de ne pas s’exposer à une expulsion souvent violente et humiliante des forces de l’ordre.

Aujourd’hui, 1 an après l’expulsion de 1 place Sadi Carnot, le bâtiment est toujours vide, qu’adviendra-t-il du 100 rue de la République? Alors que cette rue est connue pour avoir été l’objet d’un « plan de requalification » sous Gaudin, vidée de ses habitant.es et laissée aux mains d’investisseurs sans scrupules, la nouvelle Mairie et la Préfecture préfèrent encore voir cette rue vide plutôt que de prendre des dispositions pour y laisser les personnes qui, sans ressources, y ont trouvé refuge.

Pourtant, la deuxième ville de France n’a pas à être fière : Au dernier comptage, 14 000 personnes étaient à la rue. Et 30 000 logements sont vides ! Et pourtant on nous dit qu’il n’y a pas de places. Seuls 0.4% des appels au 115 aboutissent à une place en hébergement d’urgence et ce chiffre risque d’empirer avec la suppression de 700 places en 2022.

Il n’y a pas de place en CADA ou en foyer alors que moins d’un.e demandeur.euse d’asile sur 4 est hébergé.e, ni de place pour les mineurs non-accompagnés. Alors que la tension locative ne cesse d’augmenter au Centre Ville, dans un contexte de touristification croissante où le AirBNB règne en maître, le logement social reste défaillant dans tous les quartiers de la ville.

Plutôt que de n’avoir d’autre choix que de dormir à la rue; d’être au prise de marchands de sommeil, de squatter sans relâche et de parfois « bénéficier » de nuits d’hôtel qui ne nous permettent pas d’avoir une vie de famille, de cuisiner, de nous reposer. Nous exigeons le droit à un toit qui sort des logiques de l’hébergement d’urgence ou de l’hébergement précaire et insalubre, de ces dispositifs qui ne nous permettent pas de prendre soin des autres aspects de nos vies, qui ne permettent pas à nos enfants de grandir sereinement, qui nous laissent épuisé.es.

Aujourd’hui nous demandons à la Mairie et à la Préfecture d’arrêter de se renvoyer la balle et de se dédouaner de leurs devoirs notamment en sollicitant des réseaux de solidarité pour pallier leur propre inaction. Nous leurs demandons de sortir de leur torpeur et d’assumer leurs responsabilités. Nous demandons au Printemps Marseillais de tenir la promesse faite en 2020 qui s’engage, dans son programme (p. 9), à : « identifier, remettre en location ou aider à la remise en location des logements vides, sous peine de mise en œuvre des procédures légales de réquisition ».

Nous demandons la réquisition des deux nouveaux bâtiments que nous occupons.

Contre les expulsions, pour la réquisition : retour de la manifestation du 23/03

Retour de la manifestation du 23/03, dans le cadre de la campagne LOGEMENT porté par les collectifs El Manba, habitant.es 100 rue de la République et Soutien Saint Just, soutenu par Un Centre Ville pour Tous, collectif du 5 novembre, Parastoo, Collectif des Habitants Organisés du 3e, Réseau Hospitalité Marseille.

No eviction without accomodation ! Pas d’expulsions sans relogement !

A une semaine de la fin de la trêve hivernale, une centaine de personnes se sont rassemblées au 1 place Sadi Carnot pour soutenir la lutte des habitant.e.s du 100 rue de la république, menacées d’expulsion,ainsi que pour dénoncer la situation catastrophique du logement à Marseille et ses nombreux logements vides alors que des milliers de gens sont à la rue.

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Stop expulsions ! Go réquisitions !

Appel à Manifestation le 23 mars à 15h30
Devant le squat évacué de 1 place Sadi Carnot

À quelques jours de la fin de la trêve hivernale nous, squatteuses, précaires, hébergées du 115, solidaires, prendront la rue pour dénoncer une fois de plus la situation catastrophique de Marseille en matière de logement et demander à la Mairie la réquisition des logements vides . Nous partirons de la place Sadi Carnot, squat symbolique dans lequel plusieurs d’entre nous ont vécu et qui est aujourd’hui vide, expulsé depuis un an et sans projet, alors que ces propriétaires avaient eu l’audace de demander une expulsion en urgence du bâtiment pour des travaux inexistants ! Nous marcherons jusqu’aux Réformés afin de retrouver la mobilisation contre le SIAO et le 115 qui s’y tiendra.

La deuxième ville de France n’a pas à être fière : Au dernier comptage, 14 000 personnes étaient à la rue. Et 30 000 logements sont vides ! Pourtant on ne cesse de nous répéter qu’il n’y a pas de places. Pas de place au 115. Seuls 0.4% des appels au 115 aboutissent à une place en hébergement d’urgence et ce chiffre risque d’empirer avec la suppression de 700 places en 2022.
Pas de place en CADA ou en foyer. Les personnes qui en font la demande attendent des mois sans solutions et celles et ceux qui y sont peuvent parfois en être expulsé sans délai raisonnable pour pouvoir rebondir.
Pas de place en logement social. Il y a une véritable inégalité d’accès au logement selon la situation administrative. Et si depuis peu les DAHO (Droit A l’Hébergement Opposable) aboutissent enfin, c’est un parcours du combattant de déposer un dossier, le système est bouché. Et la situation va s’aggraver dans les prochaines années avec la signature des conventions ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine).
Pas de place pour les mineurs non-accompagnés « déminorisés » en recours. Aucun dispositif n’est prévu pour héberger ces jeunes entre leur remise à la rue par l’aide sociale à l’enfance (ASE) et la décision finale du juge des enfants, souvent en leur faveur.

De nombreuses personnes n’ont d’autres solutions que de faire confiance à des marchands de sommeil. D’autres occupent des bâtiments vides. On dénombre entre 5 000 et 9 000 personnes
qui vivent en squat à Marseille, dans des squats gratuits ou payants.

Nous sommes fatiguées de voir les portes anti-squat des immeubles vides à Marseille, parce que leurs propriétaires spéculent en toute impunité ! Nous sommes fatiguées de constater l’inaction des pouvoirs publics malgré nos nombreuses alertes !

Alors que nous subissons une répression croissante entre les arrêtés d’expulsion démultipliés ces dernières semaines et leur mise en oeuvre imprévisible, rapide et parfois dangereuse de la police. La Mairie avait pourtant fait de belles promesses en 2020, dans son programme, page 9 « Le printemps Marseillais s’engage à : Identifier, remettre en location ou aider à la remise en location des logements vides, sous peine de mise en oeuvre des procédures légales de réquisition (plus de 30 000 logements vacants à Marseille) »

Nous demandons à la Mairie de Marseille l’arrêt des expulsions locatives et des squats sans relogement digne. Depuis des années nous occupons des bâtiments vides, mais souvent ces solutions sont précaires et la menace d’expulsion violente et humiliante est bien réelle. Et quand nous nous faisons expulser, si par miracle nous sommes relogées, les conditions sont si indignes que nous finissons par squatter à nouveau. Les personnes hébergées en hôtel dénoncent l’absence de dignité de leur situation : pas de cuisine, des punaises de lit, la sur occupation des chambres, et la peur d’être remises à la rue du jour au lendemain.

Nous demandons à la Mairie de reconnaître l’État d’urgence du Logement à Marseille et de réquisitionner les bâtiments vacants appartenant à des collectivités locales, à des administrations, à l’état, à des banques, à des compagnies d’assurance, à de gros propriétaires, à des professionnels de
l’immobilier. Cela afin que chaque personne en faisant la demande puisse avoir accès à un toit. La plupart d’entre nous accepterait de payer un prix légitime : les charges d’énergie et une participation pour l’entretien de la maison, malgré le fait que l’État français ne nous laisse pas travailler.
L’arrivée de réfugiées ukrainiennes repose dans le débat public la question de ce pouvoir de réquisition. Nous nous en félicitons. Nous attendons un geste exemplaire, pour toutes, quelque que soit sa situation administrative, familiale et quelque soit son pays d’origine !

Nous demandons à la Marie de Marseille la réquisition des bâtiments vides. La fin de la trêve hivernale est comme chaque année source d’angoisse quand à nos foyers, la scolarisation de nos enfants. Mais nous sommes prêtes à nous battre. Nous voulons conserver les bâtiments que nous occupons actuellement, parce que nous savons que la plupart d’entre eux vont à nouveau être vides pendant des années après notre expulsion et que ça n’a pas de sens.

Nous demandons à la Mairie la réquisition des bâtiments vides, mais si elle continue à ne pas répondre, nous réquisitionnerons nous même ces bâtiments vides ! Il en va de notre dignité

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ENGLISH VERSION

Few days before the end of the winter break, we, squatters, precarious, housed at 115, or solidarians, will take the street once again to denounce the catastrophic housing situation in Marseille and ask the City council to requisition empty houses. We will walk to les Réformés church to meet the mobilization against the SIAO and the 115 which will take place here.

We will leave from place Sadi Carnot, a symbolic squat in which several of us lived. We have been evicted a year ago without real project. This place is still empty today, although the landlords dared to ask for an emergency eviction of the building without any construction work !

Regarding housing, France’s second city (Marseille), has nothing to be proud of : On the last count, 14,000 people are homeless. And 30,000 houses are empty ! Yet we are constantly told that there is no room.
No room at 115. Only 0.4% of the calls to 115 end up to a placement in emergency accommodation and this number is likely to increase with the removal of 700 places in 2022.
No room in C.A.D.A. (Asylum seeker hostels) or in worker hostels. The people who request it wait for months without solutions. And ones who are there can sometimes be evicted without reasonable notice.
No room in social housing. There is a real housing access inequality regarding the administrative situation of the applicant. And if recently the D.A.H.O. requests (Enforceable right to accommodation) finally succeeded, it is a struggle to submit a file, the system is clogged. And the situation will worsen with the signing of the A.N.R.U. (National agency for urban renovation) conventions.
No place for unaccompanied minors « demineorized » in appeal. There is no solution for housing these young people between their return to the street by Aide sociale à l’Enfance (ASE) and the final decision of the judge, often in their favour.

Many people have no other choice than trusting slumlords. Others occupy empty place. There are between 5,000 and 9,000 people who live in squats in Marseille, either in free or paying squats.

We are tired of seeing the anti-squat doors of empty buildings in Marseille, because the landlords speculate with impunity. We are tired of seeing the inaction of the public authorities despite our many alerts !

While we undergo an increasing repression between the expulsion orders multiplied these last weeks and their unpredictable, fast and sometimes dangerous enforcement from the police. The City council had however made great promises in 2020. Page 9 of its program :states : « Le Printemps Marseillais is committed to identify, re-rent or help to rerent empty housing, under the penalty of implementing procedures legal requisition (over 30,000 vacant homes in Marseille) »

We request Marseille City council to stop to evict squats and rentals without proper rehousing. We have been living in empty building for years, but most of the time those solutions are very precarious and the threat of violent and humiliating evictions is real. And when we do get evicted, if by miracle we are rehoused, the living conditions are so unrighteous that we end up going back to squatting.People housed in hotels condemn the shameful conditions they live in : no kitchen, bedbugs, overcrowded rooms, and the fear of the lost of their precarious accommodation overnight.
We request Marseille Council to recognize State of Emergency concerning Housing in Marseille, and to start requisitioning vacant building owned by local authorities, administrations, the French State, banks, insurance companies, large landowner and real estate professionals. Every person who apply should get access to a roof. Most of us are willing to pay a rightful price for water and electricity as well as a participation for house maintenance, even though the French State wont let us work.
With the Ukranians refugees arriving, the question of requisition is put back in the public debate. We welcome this attention. We are waiting for an exemplary gesture, for everybody, no matter their administrative or marital situation, and no matter their country of origin !
We request City council to do requisition of empty buildings. The end of winter break is, as every year, a source of many anxieties concerning our household and our children’s education. We wish to stay in the buildings in which we are currently living, because we know that most of them will be empty again for years after our eviction and it does not make any sense.

We request Marseille City Counciln requisition of empty buildings, but if they keep ignoring us, we will requisition those buildings by ourselves ! Our dignity is at stake !

Manifestation contre l’expulsion de l’immeuble à Sadi Carnot

MANIFESTATION aujourd’hui à 15h30 au vieux port devant la mairie : le 115 refuse de prolonger les nuits d’hôtel/foyers des jeunes expulsés de Sadi Carnot, qui se retrouvent à la rue pour la plupart. Ceci viole les promesses faites lors de l’expulsion ainsi que les consignes ministérielles « Covid » (pas de sortie du 115 jusqu’en mars 2022).

Solidarité!!

Peut être une image de plein air

Rassemblement pour exiger la fermeture du CRA de Marseille Mardi 01/09/2020 à 17h devant la Préfecture de Marseille

L’association lycéen « Conscience », le collectif « Soutien migrants 13/el Manba » et la Coordination des Sans Papiers 13 appellent à un Rassemblement devant la Préfecture pour exiger la fermeture du CRA de Marseille

Mardi 01/09/2020 à 17h devant la Préfecture de Marseille, Place Félix Baret

Les retenus du centre de rétention à Marseille sont en grève de la faim depuis quelques semaines pour protester contre leur enfermement et dénoncer les conditions en pleine crise du Covid-19.
Depuis, les proches des retenus du Centre de rétention à Marseille alertent la mairie du 14ème, le Comité d’Intérêts de Quartier du 14ème, Mme la maire, plusieurs députés parlementaires et la
préfecture sur les conditions insupportables des retenus dans le Centre de Rétention à Marseille, appels restés jusque là sans réponse.
Un premier rassemblement devant le CRA de Marseille a été organisé le 25/08 pour soutenir la lutte des personnes à l’intérieur.

Continuons à faire circuler la parole des personnes enfermées et mobilisons nous contre les autorités responsables !

Nous, sans papiers et solidaires des personnes sans papiers, soutenons depuis l’extérieur la lutte et les revendications des retenus du CRA.
Nous demandons la fermeture du CRA de Marseille et de tous les CRA de France.

Destruction des Centres de rétention !
Régularisations de toutes les personnes sans papiers !
Liberté de circulation et d’installation !

Voici une lettre qui va être déposée à la Préfecture dans les prochains jours par des proches et soutien des retenus, suivie d’une mobilisation nationale devant les CRA:

« Actuellement, dans plusieurs Centre de Rétention Administratif CRA (Mesnil-Amelot , Rennes, Nîmes ,Lesquin, Vincennes, Marseille le Canet …et d’autres) des retenus sont en grève de la faim !
Ultime moyen de protester, d’essayer de faire entendre leurs revendications, pour que leurs droits soient tout simplement appliqués et non bafoués, que les autorités arrêtent l’enfermement dans ces
Centres car c’est totalement inutile;
Cette rétention apparaît, ainsi disproportionnée, elle ne ferait qu’augmenter les souffrances et les traumatismes chez les personnes retenu car l’éloignement ne s’effectue pas dans leur pays même au bout de X jours d’enfermement …. !
C’est priver de liberté illégalement, un abus politique de l’enfermement des sans papiers car si c’est pas de la détention c’est de l’enfermement illégal qui parfois dure pendant des semaines…voir des mois ! dans des conditions intolérables !
Toutes ces pratiques doivent cesser sur les étrangers en situation irrégulière. La France est le pays de l’Union européenne qui enferme le plus de personnes étrangères au seul motif qu’elles ne peuvent pas présenter le bon papier au bon moment lors d’un contrôle de police !!! Mais tout le monde s’en fiche de ce qui se passe réellement et peu importe que des personnes mettent leurs vies en danger ( un gréviste de la faim a été hospitalisé deux fois ), au bout de la troisième fois, les pompiers n’ont pas eu accès au centre pour subvenir aux soins nécessaire du retenu… C’est sans compter, sur le service médical souvent absent, ou avec des permanences inaccessible dans les centres ; Comme en ce moment ; la propagation du coronavirus dans plusieurs CRA ( il y a des cas positif; des retenus, agents de police au sein des établissements) ; où depuis plus d’ une semaine aucune mesures sanitaire, ni les gestes barrières ont été instaurés au seins des établissement, rien n’a changé dans les établissement, aucunes mesures des gestes barrières n’est respectées ni dans les parties commune, ni au réfectoire, tout comme dans les chambres ; où logiquement un confinement s’impose pour certains puisque il y a des cas positif dans les établissements.on ne fait rien! comme
si rien été afin de protège la santé des retenus ….c’est intolérable et inacceptable qu’on puisse prendre autant de risques dans ces établissements!
Lors de « la première vague de contamination « de nombreux CRA ont été fermé grâce à la lutte des retenus et à la solidarité des soutiens à l’extérieur . Tout cela démontre, que les autorités compétentes ne sont pas capable, et sont dans total incapacité d’assurer et d’apporter des mesures sanitaires nécessaires au sein de tous les CRA de France afin de protéger au mieux les retenus.
Encore de plus des violences physique et psychologique de la part de certains Agents Polciers aux opinions racistes, non assistance aux personnes en danger lorsque des retenus tente une tentative de suicide.
De plus, malgré le contexte actuelle, où les expulsions sont difficilement applicable et réalisable, les arrestations et l’enfermement des sans papiers ou personnes en situation irrégulière continue…
Les frontières sont fermés, l’enfermement deviens encore une fois de plus complètement intolérable!
Sans même que des solutions alternatives soient trouvées et examinées pour chacun en fonction de leur situation personnelle;
Les dossiers de chacun, sont à peine regardé, ou examiné personnellement comme il se doit par les juges ; c’est tout simplement intolérables, que les juges agissent ainsi !
La plupart des retenus ils ne voient même pas les juges, où les audiences se passent par vidéoconférence en quelques minutes à peine la juge a statuer, c’est aberrant ! et d’une violence psychologique, que les juges ne prenne pas la peine d’examiner les situations de chacun alors que derrière chacun retenu très souvent, il y a des femmes, des enfants, des familles…

« Tout cela doit cesser au plus vite! »

Ouvrons les frontières de l’Europe, arrêtons la guerre, soyons solidaires des révolutions !

Rassemblement pour l’ouverture des frontières européennes et contre la guerre aux refugié.e.s, à 13h au Vieux Port. Tous les États, toutes les armées, tous les nationalismes tuent.

Nous exigeons un corridor humanitaire maintenant, appelons à une véritable solidarité et à des caravanes vers la Grèce, la Turquie et la Syrie.

Depuis la semaine dernière, plusieurs dizaines milliers de Syrien.ne.s, Afghan.e.s, Irakien.ne.s tentent de passer la frontière pour l’Europe, après l’annonce de la Turquie d’ouvrir ses postes frontières. Ils font face aux tirs de grenades lacrymogènes de la police grecque, mais aussi aux balles réelles : deux réfugiés Syriens ont été tués depuis ce lundi 2 mars, près de la ville frontière d’Ipsala, il y a 6 blessés graves et combien de disparu.es.

Lundi aussi, un enfant réfugié est mort après un naufrage de bateau au large de l’île grecque de Lesbos. Dans les îles de la Mer Egée, près de 40.000 personnes sont parquées dans des camps, dont 21.000 dans le seul camp de Moria, dans l’attente indéterminée de rejoindre le continent. Elles sont régulièrement la cible de l’extrême droite grecque, qui a repris émeutes, blocages de routes et attaques des bateaux en détresse. La police grecque intervient peu, quand elle n’exerce pas elle-même ces violences, et tout porte à croire que l’Etat grec laisse le champ libre à l’extrême-droite.

En 2018, plus de 2000 personnes sont mortes dans la traversée de la mer Egée.

Mais ce n’est pas un drame humanitaire qui se joue : il faut sortir du silence les causes politiques de l’exil.

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Ensemble contre l’extrême droite. Pas de voeux pour Ravier

ENSEMBLE CONTRE L’EXTREME DROITE !!
APPEL A RASSEMBLEMENT VENDREDI 10 JANVIER 18H
METRO SAINT JUST pour l’occasion des vœux de (la mairie RN 13eme-14eme) Ravier au Dôme.
Pour les élections municipales à Marseille, mobilisons nous contre le fascisme !
À l’heure où le gouvernement Macron-Phillipe attaque violemment nos acquis sociaux en s’appuyant
sur des forces de l’ordre violentes et agressives pour faire taire toute forme de contestation et de résistance
(au prix de très nombreux.ses bléssé.es et mutilé.es), nous réaffirmons notre volonté unitaire de changement
social, d’émancipation et de solidarité.
Cette politique est développée par les différents gouvernements au pouvoir depuis de nombreuses années qui
ont accentué les logiques sécuritaires, racistes et réactionnaires.
C’est dans ce contexte qu’à Marseille, l’extrême-droite a pris place dans les quartiers nord avec
l’élection de Ravier (RN) qui supprime toutes les initiatives culturelles et solidaires et brille par un
autoritarisme faisant même fuir ses propres soutiens.
Stéphane Ravier est entré en campagne, affichant de manière totalement décomplexée sa volonté d’exclure
les populations pauvres immigrées, mélangeant comme à son habitude, délinquance et immigration. Il
souhaite lutter contre, selon ses propos, la « tiermondisation » de la ville, supprimant au passage tous les
snacks de la Canebière, le marché des Arnavaux et projette de constituer une « brigade anti squat » en
s’appuyant sur la police municipale.
À l’occasion de cette campagne, le collectif unitaire anti Ravier, regroupant plusieurs collectifs,
associations, syndicats, … souhaite réaffirmer son opposition totale à ce parti car nous sommes antifascistes
et antiracistes !
Le Rassemblement National n’est pas un parti comme les autres. Son histoire, ses idées, ses
méthodes et ses relations en font le pilier principal de l’extrême-droite et du nationalisme français. Le 12
septembre 2019, Ravier rappelait sur le parvis de la gare Saint Charles qu’il a toujours été favorable à la
peine de mort
Le RN n’est ni l’ami du peuple, ni des travailleur-ses.
En matière d’éducation, leurs propositions sont passéistes : port de l’uniforme, retour de l’autorité du maître,
roman national, fin de la gratuité de la scolarité pour les enfants d’étrangers,
Un retour en arrière aussi pour les femmes appelées à retourner au foyer et à perdre leurs droits durement
acquis.
En ce qui concerne l’économie, après avoir prôné un libéralisme sans limite, le RN défend un
protectionnisme mais ne propose rien pour sortir du système actuel. En effet, entre allègements des
cotisations patronales, heures supplémentaires défiscalisées, refus d’augmentation du SMIC etc., le RN est
l’ami des patrons et l’ennemi des salarié-e-s et des précaires. De plus, si le RN parvenait au pouvoir, il se
lancerait dans une destruction programmée des outils de défense des travailleur-ses (syndicats, associations
etc.).
Le RN n’est pas anti-système. Comme tant d’autres partis au pouvoir, celui-ci baigne dans des affaires de
corruption, d’emplois fictifs et de détournements d’argent public pour leur compte. N’oublions pas que Ravier
a organisé l’an dernier une soirée au Dôme pour présenter ses vœux pour la modique somme de 100 000 euros !!
Nous luttons pour la dignité de toutes les personnes sans distinction liée au genre, à l’origine, la nationalité,
la couleur de peau, l’orientation sexuelle et la religion.
Nous souhaitons construire une société égalitaire, anti-autoritaire où personne n’est illégal.
Nous pensons que la vie ne rime pas avec repli identitaire, rejet des étrangers et soutien aux capitalistes mais
avec solidarité, entraides, émancipation et liberté.
Rassemblons-nous dans la diversité contre le fascisme et pour la justice sociale !
Multiplions les actions et initiatives unitaires contre Ravier et sa politique fasciste.
Pas une voix ne doit aller à l’extrême droite !

Des logements permanents pour les délogé.es

Jeudi 14 novembre 2019 à 8h la mairie demande aux quelques 80 habitant.es du 51 Boulevard Dahdah de quitter le bâtiment au motif d’une suspicion de péril. Quelques heures plus tard, la police municipale arrive et impose à tous les habitant.es d’évacuer l’immeuble, sans possibilité de récupérer la plupart de leurs biens personnels. L’évacuation se fait dans la confusion, à la hâte,
sans donner aucune information aux habitants et sans la présence de l’EAPE*. Après une semaine dans un gymnase, le SIAO 13* leur trouve des places dans des hôtels indécents.
Régulièrement, des menaces d’expulsion des chambres d’hôtel sont prononcées.
Grâce à la mobilisation des délogé.es, des prolongations des nuits ont été annoncées. Elles se
terminent le 10 janvier, laissant le collectif des délogé.es sans solutions pour la suite et dans la
peur et l’incertitude de se trouver peut-être sans toit après cette date. Un des employé leur a dit
que la mairie refuse de prendre en charge les nuits d’hôtel qui leur sont pourtant dues.
La situation est inquiétante et scandaleuse, la mairie ne respecte pas les droits qu’ouvre aux
délogé.es la charte pour un relogement digne. Elle menace de mettre des personnes à la rue. Les
délogé.es n’ont toujours pas eu accès au bâtiment et à leurs biens personnels, dont la disparition
suite à l’évacuation est une inquiétude partagée parmi eux. Nous citons ici Arlette Fructus,
l’adjointe au maire qui vient de démissionner, en charge du logement depuis 11 ans : « La question
du logement n’a jamais été une priorité municipale…Il fallait assurer un retour digne à ces
personnes une fois les travaux d’urgence réalisés. Cela veut dire sécuriser les lieux, … Ces priorités
[…] ne sont pas mises en œuvre… La situation des personnes évacuées ne s’améliore pas… ». Il est
surréaliste de voir Madame Fructus tirer les mêmes conclusions que nous après 11 an de mise en
œuvre d’une politique désastreuse et assassine.
Nous exigeons que la ville de Marseille prenne ses responsabilités sans faire de discrimination
parmi les délogés du bd Dahda. Nous demandons un logement décent et adapté, non seulement
pour les délogé.e.s, mais aussi pour toutes les personnes mises à la rue par l’État et ses politiques
de paupérisation. Nos revendications restent les mêmes que celle rendues publiques lors de la
conférence de presse du vendredi 22 novembre 2019. Nous sommes déterminé.es à poursuivre
cette mobilisation tant que les personnes seront dans des situations de relogement précaires.
En cas d’expulsion des hôtels, nous ne resterons ni muets ni passifs. Tenez-vous prêt.es à venir
nous soutenir !
Rassemblement vendredi 10 janvier à 11h devant l’EAPE (2 rue Beauvau)

SOUTENONS LES EXILÉ.ES MOBILISÉS DU BD DAHDAH !


Contre la politique répressive de l’Etat contre les demandeur.es d’asile, contre le système mafieux du logement insalubre de la mairie !
(La Marseillaise) Des demandeur.euses d’asile « dont la prise en charge par l’Etat, sous traité à la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile (PADA), vire à l’incurie. Un argument derrière lequel se retranche facilement la municipalité, les laissant tomber dans les mains des marchands de sommeil ».