Des logements permanents pour les délogé.es

Jeudi 14 novembre 2019 à 8h la mairie demande aux quelques 80 habitant.es du 51 Boulevard Dahdah de quitter le bâtiment au motif d’une suspicion de péril. Quelques heures plus tard, la police municipale arrive et impose à tous les habitant.es d’évacuer l’immeuble, sans possibilité de récupérer la plupart de leurs biens personnels. L’évacuation se fait dans la confusion, à la hâte,
sans donner aucune information aux habitants et sans la présence de l’EAPE*. Après une semaine dans un gymnase, le SIAO 13* leur trouve des places dans des hôtels indécents.
Régulièrement, des menaces d’expulsion des chambres d’hôtel sont prononcées.
Grâce à la mobilisation des délogé.es, des prolongations des nuits ont été annoncées. Elles se
terminent le 10 janvier, laissant le collectif des délogé.es sans solutions pour la suite et dans la
peur et l’incertitude de se trouver peut-être sans toit après cette date. Un des employé leur a dit
que la mairie refuse de prendre en charge les nuits d’hôtel qui leur sont pourtant dues.
La situation est inquiétante et scandaleuse, la mairie ne respecte pas les droits qu’ouvre aux
délogé.es la charte pour un relogement digne. Elle menace de mettre des personnes à la rue. Les
délogé.es n’ont toujours pas eu accès au bâtiment et à leurs biens personnels, dont la disparition
suite à l’évacuation est une inquiétude partagée parmi eux. Nous citons ici Arlette Fructus,
l’adjointe au maire qui vient de démissionner, en charge du logement depuis 11 ans : « La question
du logement n’a jamais été une priorité municipale…Il fallait assurer un retour digne à ces
personnes une fois les travaux d’urgence réalisés. Cela veut dire sécuriser les lieux, … Ces priorités
[…] ne sont pas mises en œuvre… La situation des personnes évacuées ne s’améliore pas… ». Il est
surréaliste de voir Madame Fructus tirer les mêmes conclusions que nous après 11 an de mise en
œuvre d’une politique désastreuse et assassine.
Nous exigeons que la ville de Marseille prenne ses responsabilités sans faire de discrimination
parmi les délogés du bd Dahda. Nous demandons un logement décent et adapté, non seulement
pour les délogé.e.s, mais aussi pour toutes les personnes mises à la rue par l’État et ses politiques
de paupérisation. Nos revendications restent les mêmes que celle rendues publiques lors de la
conférence de presse du vendredi 22 novembre 2019. Nous sommes déterminé.es à poursuivre
cette mobilisation tant que les personnes seront dans des situations de relogement précaires.
En cas d’expulsion des hôtels, nous ne resterons ni muets ni passifs. Tenez-vous prêt.es à venir
nous soutenir !
Rassemblement vendredi 10 janvier à 11h devant l’EAPE (2 rue Beauvau)

MANIFESTATION POUR UN RELOGEMENT DIGNE des délogé.e.s du 51 bd Dahdah

Le Jeudi 14 Novembre, les habitant.e.s du 51 Boulevard Dahdah ont subi une évacuation
ordonnée par la mairie. Sans la mobilisation des délogé.e.s et de leurs soutiens, et face à des menaces de la part de certains agents municipaux, les habitant.e.s du Bd Dahadah se seraient retrouvé.e.s à la rue le lendemain matin. Mais après une semaine dans un gymnase, le SIAO 13* leur trouve des places dans des hôtels indécents. La mairie aurait pourtant dû, dès l’évacuation, prendre en charge l’ensemble des occupant.e.s selon les obligations inscrites dans la charte de relogement. Ces solutions n’ont toujours pas été mises en place. Or, on peut supposer que les délais en hôtel seront interminables et déboucheront sur des propositions inadaptées au regard de leur situation économique et des conditions d’accueil des demandeur.euse.s d’asile dont l’État, par le biais de l’OFII* et de la PADA*, est responsable. Ceci fait écho à la politique indigne du logement à Marseille.
Nous exigeons que la ville de Marseille prenne ses responsabilités sans faire de discrimination parmi les délogé.e.s du bd Dahdah. Nous demandons un logement décent et adapté, non seulement pour les délogé.e.s, mais aussi pour toutes les personnes mises à la rue par l’État et ses politiques de paupérisation. Nos revendications restent les mêmes que celle rendues publiques lors de la conférence de presse du vendredi 22 novembre :
● Que la ville de Marseille applique immédiatement la charte pour un relogement
digne
● Que l’EAPE mène ses missions à bien et reconnaisse comme occupantes de
bonne foi toutes les personnes délogées du 51 boulevard Dahdah
● Que l’OFII et son sous-traitant la PADA respectent le droit des étrangers et
assurent un logement immédiat pour tou.te.s les demandeur.se.s d’asile et
dubliné.e.s tout au long de la procédure
● Que l’Etat reconnaisse que sa gestion déplorable de l’hébergement dans le cadre
de sa politique d’asile fait prospérer le business des marchands de sommeil au
détriment des personnes les plus précarisées
● Que les délogé.e.s soient toutes et tous relogé.e.s de manière pérenne et dans des
conditions qui répondent à leurs besoins
● Un logement digne pour tous et toutes

De plus, nous exigeons que les délogé.e.s aient accès dans les plus brefs délais au
bâtiment pour récupérer leurs affaires ou constater la disparition de celles-ci, une
inquiétude partagée parmi eux et elles.

JEUDI 12/12 RASSEMBLEMENT A 14H DEVANT LA PADA
(HALLE PUGET) PUIS MARCHE VERS LA MAIRIE

Les expulsé.es du Bd Dahdah, Collectif du 5 Novembre, Al Manba/Soutien Migrant.e.s 13

* SIAO 13 : Structure étatique en charge de l’hébergement d’urgence
* OFII: Office Français Immigration Intégration
* PADA : Plateforme d’Accueil des Demandeurs d’Asile, prestataire de l’OFII

«Colis suspect», Europe forteresse. Projection et discussion

Survie Marseille, le Collectif Soutien Migrants 13 / El Manba et Migreurop vous invitent à participer à cette soirée lors de laquelle sera projeté le documentaire « Colis piégé ». La projection sera suivie d’une discussion ouverte en présence de membres marseillais.es de ces collectifs.

SOUTENONS LES EXILÉ.ES MOBILISÉS DU BD DAHDAH !


Contre la politique répressive de l’Etat contre les demandeur.es d’asile, contre le système mafieux du logement insalubre de la mairie !
(La Marseillaise) Des demandeur.euses d’asile « dont la prise en charge par l’Etat, sous traité à la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile (PADA), vire à l’incurie. Un argument derrière lequel se retranche facilement la municipalité, les laissant tomber dans les mains des marchands de sommeil ».

Appel à une conférence de presse et à rassemblement Vendredi 22/11 à 10h devant les locaux de l’EAPE (2, rue Beauvau – Métro Vieux Port)

Jeudi 14 Novembre les habitant.e.s du Boulevard Dahdah ont été expulsé.e.s de leur logement suite à une interdiction d’occupation émise par la mairie. Ceux et celles qui n’ont pas pu fournir de baux, victimes des marchands de sommeil, ont été emmené.e.s dans un gymnase rue Ruffi. Ils y sont depuis une semaine et beaucoup refusent les solutions précaires proposées par les institutions responsables. Le personnel de l’EAPE (‘Espace d’accueil des personnes évacuées’, dispositif public, géré par l’association France Horizon, pour accompagner la prise en charge des personnes évacuées de leur logement) a proposé pendant les derniers jours des hôtels sans garantie de solutions pérennes par la suite. Suite au refus de telles conditions de la part des delogé.e.s et à la contestation qui a suivi, un courrier signé par le SIAO (structure étatique en charge de l’hébergement d’urgence) attestant que l’hébergement en hôtel serait assuré « jusqu’à ce qu’une proposition d’hébergement adaptée à leur situation soit trouvée ». La colère se fait entendre tandis qu’associations et collectifs se mobilisent pour que ces promesses et garanties soient respectées et ne restent pas sans suite.

Demain un point sur la situation pendant lequel ils exprimeront leurs revendications, soutenus par les collectifs mobilisés.

Weekend de rencontre les 22, 23 et 24 novembre au squat à la Frontière

L’ Ex Casa Cantoniera Occupata , 96 via Monginevro à Oulx, squat de lutte contre les frontières, appelle à un week end de soutien et de rencontres du 22 au 24 novembre 2019.

Concerts, ateliers Rap et graf, projections, discussions, tatouages, chantiers…

Concerts, ateliers Rap et graf, projections, discussions, tatouages, chantiers…

Possibilité de dormir sur place, envoyez un mail pour qu’on s’organise si vous n’êtes jamais venu.es à wealacasa@riseup.net

Ce serait trop cool si vous pouvez par la même occas organiser des collectes pour apporter :

  • Chaussures de randonnée en grande taille
  • Echarpes, bonnets, gants, chaussettes….
  • Huile, du sec, de la sauce tomate, épices, chocolat, barre céréale…la nourriture est toujours la bienvenue !
  • Peinture, trucs pour travaux
  • Téléphones, couvertures de survie

ACAB * ALL COPS ARE BORDERS * ACAB

Expulsion au 51 boulevard Dahdah, des dizaines de personnes jetées à la rue

L’immeuble situé du 51 boulevard Dahdah (4e) a été évacué par les services de la mairie jeudi 14 novembre « afin de garantir leur sécurité ». Sur les environ 70 personnes concernées, seules celle disposant d’un bail ont bénéficié d’un hébergement en hôtel. Pour les autres, notamment des exilées, une nuit de gymnase puis la rue…

Encore une expulsion -Bd Dahdah (gare St Charles)

Hier (jeudi), à 14H, des demandeur.euses d’asile habitant boulevard Dahdah ont été expulsés de leur logement par les services de la ville, qui, tout d’un coup, ont décidé de mettre les habitations sous arrêté de péril.

Une vingtaine de personnes ont été transférés dans un gymnase proche de l’hôpital européen. Mais il ne s’agit que d’une mise à l’abri temporaire, froide et précaire qui devrait prendre fin ce matin, à l’issu d’un tri des personnes selon les situations administratives.

Nous rappelons que l’OFII a l’obligation de proposer des hébergements aux demandeurs et demandeuses d’asile tout au long de la procédure ! Y compris les personnes en procédure Dublin. Dans la réalité, nous ne nous faisons pas d’illusion sur le fait que cette expulsion suivra le même procédé que les précédentes et que beaucoup de personnes retrouverons encore une fois la rue, après avoir été reléguées dans les taudis de la ville.

Continuons à nous mobiliser : occupations, réquisitions !
La résistance se fait au pied de biche !

Le droit au logement ne se mendie pas, il se prend !

 

ENCORE UNE EXPULSION -BD DAHDAH

Hier (jeudi), à 14H, des demandeur.euses d’asile habitant boulevard Dahdah ont été expulsés de leur logement par les services de la ville, qui, tout d’un coup, ont décidé de mettre les habitations sous arrêté de péril.

Une vingtaine de personnes ont été transférés dans un gymnase proche de l’hôpital européen. Mais il ne s’agit que d’une mise à l’abri temporaire, froide et précaire qui devrait prendre fin ce matin, à l’issu d’un tri des personnes selon les situations administratives.

Nous rappelons que l’OFII a l’obligation de proposer des hébergements aux demandeurs et demandeuses d’asile TOUT AU LONG DE LA PROCÉDURE ! Y compris les personnes en procédure Dublin. Dans la réalité, nous ne nous faisons pas d’illusion sur le fait que cette expulsion suivra le même procédé que les précédentes et que beaucoup de personnes retrouverons encore une fois la rue, après avoir été reléguées dans les taudis de la ville.

Continuons à nous mobiliser : occupations, réquisitions ! La résistance se fait au pied de biche !

Le droit au logement ne se mendie pas, il se prend !