Marseille : la justice ordonne l’expulsion des mineurs migrants du squat de Saint-Just

source: la-provence.com

Une procédure en deux temps. Après avoir ordonné l’expulsion des migrants majeurs du squat Saint-Just (en face du Conseil départemental, Ndlr), le tribunal de grande instance de Marseille a pris hier la même décision au sujet des mineurs. Une ordonnance de référé sans délai. C’est-à-dire que la préfecture peut recourir dès maintenant à la force publique pour procéder à l’expulsion. Dans les faits ce ne sera pas tout à fait le cas.

Après avoir constaté en juillet dernier l’occupation illégale et ordonné l’expulsion des migrants du squat Saint-Just, mais considérant que ces personnes n’arriveraient pas à se reloger immédiatement, la justice avait octroyé six mois de délais supplémentaire pour trouver une solution d’hébergement. Un délai bénéfique aux mineurs du squat qui ne risquent pas d’être expulsés d’ici le mois de février prochain. Passé ce délai, la décision d’expulsion devra en revanche être appliquée sous peine d’astreinte pour la préfecture. « Mais j’imagine qu’avant d’en arriver là, les services compétents auront trouvé une solution pérenne pour l’hébergement des occupants du squat », souligne Me Tapin-Reboul, avocate du diocèse à l’origine de la procédure pour demander l’expulsion des occupants.

Même point de vue pour l’un des avocats en charge de la défense des mineurs, Me Julia Sépulcre. « Aujourd’hui, cette décision de justice met le Département (responsable de la prise en charge des mineurs, Ndlr) devant ses responsabilités pour trouver d’urgence une solution d’hébergement. Je rappelle que la plupart de ces mineurs sont actuellement scolarisés« , explique-t-elle. Raison pour laquelle l’avocate – qui s’attendait à la décision d’expulsion – n’avait pas demandé de délai

« Cette décision de justice met le Département devant ses responsabilités« .

APPEL COMMUN AL MANBA / COLLECTIF 59 ST JUST POUR LA MARCHE SAMEDI 9 NOV. 15h Métro Nd Du Mont

Samedi 9 novembre, nous marcherons en mémoire des 8 personnes tuées dans les effondrements de la rue d’Aubagne, et de Zineb Redouane, assassinée par la police. Ces morts ne sont pas des accidents mais bien le résultat d’une politique urbaine de spéculation et de profit, qui chasse les populations les plus précaires du centre-ville. À Marseille comme ailleurs, l’État et ses sous-traitants du système d’asile (OFII, PADA, 115…) se dérobent à leurs obligations légales et refusent aux exilé·e·s le logement qui leur est dû. Au sein des hébergements institutionnels, les grands bailleurs (ADOMA, Sara Logisol, Forum Réfugiés, Groupe SOS, 3F) appliquent avec zèle les directives de l’État et cautionnent toutes les politiques de contrôle, de surveillance et de privation de liberté.

Le Conseil départemental s’assoit sur les lois et les conventions internationales et abandonne les mineur·es isolé·es : ils et elles attendent de longs mois sur les trottoirs de Marseille avant qu’une mise à l’abri leur soit proposée. Les femmes enceintes ou avec enfants ne sont pas mieux traitées : elles restent à la rue jusqu’à l’heure de leur accouchement et y retournent à leur sortie de l’hôpital. Le squat Saint-Just qui a ouvert l’hiver dernier pour dénoncer toutes ces pratiques est expulsable dès la fin du mois de janvier ! Pas de trêve hivernale applicable pour plus de 300 personnes en grande détresse et dont les droits fondamentaux sont piétinés par l’État, le département et ses prestataires.

Sans gêne, les sous-traitants de l’État en charge de fournir les « conditions matérielles d’accueil » (PADA, ADDAP…) se dédouanent de leurs responsabilités et renvoient vers des collectifs bénévoles tels que le Manba et le 59 St Just. Lorsque ces derniers trouvent des solutions précaires (squats, campements…), l’État les expulse. Une fois à la rue, ces personnes subissent le harcèlement policier, qui sert la politique de gentrification forcée du centre ville : dans la ville lisse et aseptisée que la mairie prépare pour les touristes, les exilé·es n’ont pas leur place. Caméras de surveillance et contrôles au faciès s’assurent bien que tout exilé·e trop visible dans le centre ville finira enfermé·e dans un centre de rétention.

Début septembre, Euroméditerranée (immense projet de rénovation urbaine et donc de gentrification) met 450 personnes a la rue. Cinq jours plus tard les campements de fortune qu’iels ont construits sont démolis par la police, et leurs affaires et papiers sont jetés aux ordures. La précarité provoquée par ces expulsions à la pelle, plus intenses que jamais à la veille de la trêve hivernale, fait le bonheur des marchands de sommeil qui pullulent dans la ville. Ils sont la seule solution pour beaucoup d’exilé·es, quitte à payer des loyers exorbitants pour des logements insalubres et ciblés par les arrêtés de péril.

Stop expulsions ! Stop gentrification !
Pour la liberté de circulation et d’installation !
Mise à l’abri et logement pour tou·tes !
En attendant, ouvrons, réquisitionnons, occupons !

MNA : entre abandon et fichage, quelles mobilisations possibles ?

Rdv au Manba MERCREDI 23 OCTOBRE à 19h : rencontre avec le Collectif Le Social Brûle!

Entre abandon et fichage, le recul des droits et des libertés individuelles pour les mineur.es non accompagné.es ne cessent de se réduire. Travailleuses.eurs sociales.aux, bénévoles, militant.es, syndiqué.es ou non, nous sommes nombreux.ses à être démuni.es et en colère face à ces mesures de discriminations racistes au sein de la protection de l’enfance.
Cette soirée sera l’occasion de débattre autour des nouveaux enjeux : fichage biométrique des mineur.es, avenir du squatt Saint Just, convergence travailleurs sociaux/bénévoles et de réfléchir à des actions communes.
En présence d’avocates de la commission MNA de Marseille, de membres du squat Saint Just, et de la CGT du département.

Rassemblons-nous lundi 7 octobre à 18 heures face à la Préfecture des Bouches du Rhône

Appel à diffuser, enseignants, parents, personnels de l’EN, solidaires, nous sommes tous concernés!

Deux élèves du LP Jean-Baptiste Brochier de Marseille, Montassar et Aboubacar, ont été placés en rétention administrative au cours des dernières semaines. Malgré la mobilisation active et unanime des personnels et des élèves de l’établissement – deux rassemblements à la Préfecture et deux arrêts de travail des personnels et des élèves – malgré également l’intervention du Recteur auprès du Préfet, Montassar, séparé de sa mère et de ses frères et sœurs qui demeurent en France, a été expulsé samedi 21 septembre vers la Tunisie. Quant à Aboubacar, le Juge des Libertés et de la Détention a refusé sa mise en liberté et il doit être expulsé à son tour lundi 7 octobre vers l’Italie.

Face à cette brutale injustice nous affirmons notre solidarité avec Montassar et Aboubacar, et avec la communauté éducative et les élèves du LP Brochier. Face à l’aveuglement de l‘administration et à l’arbitraire de ses décisions, nous tenons à réaffirmer collectivement notre attachement au droit à l’éducation pour tous les élèves sans papiers. Nous condamnons fermement les déclarations du Ministre de l’Education remettant en cause le droit aux études des jeunes sans-papiers.

Dans ces circonstances l’urgence est de manifester la solidarité la plus large possible avec les élèves sans papiers et d’exprimer notre opposition à toute expulsion.

  • Nous invitons d’ores et déjà les personnels d’éducation à informer largement sur ces expulsions et à mobiliser les établissements et écoles, en s’adressant également aux élèves et à leurs parents,

  • A présenter et faire voter des motions de protestation dans les conseils d’administration et conseils d’écoles,

  • A prendre toute les initiatives locales permettant de manifester la solidarité la plus large avec les lycéens expulsés.

L’école publique se veut le lieu de l’apprentissage et de la transmission des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Le lieu du refus de toute discrimination. Les expulsions de jeunes scolarisés transmettent tout autre chose : la peur de l’étranger, le déni de leur parcours et de leur projet, l’indifférence à chaque vie ainsi brisée.

Nous rappelons le droit de tous les jeunes à l’éducation. Nous demandons : la scolarisation de tous les jeunes, au-delà de 16 ans, sans discrimination liée à leur situation administrative ; l’arrêt des arrestations de jeunes majeurs scolarisés  et l’arrêt des expulsions ; la régularisation des jeunes majeurs scolarisés sans papiers.

Lundi 7 octobre prochain, jour prévu de l’expulsion d’Aboubacar, nous appelons ensemble à un rassemblement inter-établissements à la Préfecture à 18 heures.

 Nous demandons qu’à cette occasion une délégation soit reçue par le Préfet.

Premiers signataires : les personnels mobilisés des LP J-B. Brochier, LP C. Jullian, LP Ampère, LP Le Chatelier, LP l’Estaque, LP La Viste, LP Vinci, LP La Calade, LPO Diderot, LGT St-Exupéry, LGT Victor-Hugo, LGT Marie Curie, Collège Anatole France, Collège Belle de Mai,…

Soutenus par : la CGT Educ’action, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNES-FSU, SUD-Education, la FSU 13, l’UD CFDT 13, l’UD CGT 13, le RESF 13, le Collectif du 5 novembre-Noailles en colère, le Mamba,…

Ce que la PADA doit faire ou ne pas faire

Depuis que la Plateforme Demande d’asile (PADA) est aux mains de l’association Forum Réfugiés, la demande d’asile est devenue un parcours du combattant de plus en plus dur pour les demandeurs et demandeuses. La PADA, c’est la structure nécéssaire par laquelle toute personne qui veut entammer une procédure de demande d’asile doit passer. C’est la structure qui va permettre au demandeur d’obtenir un premier rendez-vous à la prefecture, de recevoir son courrier, de toucher l’aide d’état pour les demandeurs d’asile, de se faire aider dans la recherche de solution logement, d’être accompagné dans les démarches administratives.

Bien qu’elles fassent partie du cahier des charge de la PADA (les raisons pour lesquelles l’association touche une subvention), ces missions de facilitation de l’accès au droit ne sont pas prise en charge. Il arrive même parfois que la PADA renvoie les usagers vers des collectifs de solidaires bénévoles pour qu’ils prennent en charge cet accompagnement…

Les permanences juridiques de quelques collectifs de solidarité avec les demandeurs et demandeuses d’asile rappellent dans un petit tract ce que la PADA doit prendre en charge et ce qu’elle ne doit pas refuser de prendre en charge.

MAISON BLANCHE

(source: primitivi.org)

En 2015 par le rapport Nicol tire l`alarme sur Maison Blanche, une co-propriété du 14eme arrondissement de Marseille. 4 ans plus tard ou en sommes-nous ?

En 2015, Christian Nicol, inspecteur général de l’administration du développement durable et ancien directeur de l’Anah, estimait à 40.000 le nombre de logements privés indignes à Marseille, soit 13 % du parc de résidences principales. La plupart d’entre eux se situent dans dix grandes copropriétés dont Maison Blanche.
Malgré ce rapport Nicol de 2015, ce n`est qu`en octobre 2018 que les responsables du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) décident d`inclure la copropriété Maison Blanche (14e Marseille) dans un plan de sauvegarde appelé « Initiative Copropriétés ».
En attendant la Maison brule et ce n`est pas faute d`avoir prévenu.

Difficile de faire taire le paysage et ses habitants, tant les flammes ont noircies les murs et laisser une forte odeurs d`émanations toxiques.
Si les mouvements citoyens oeuvrent quotidiennement quand est-il
du mouvement des institutions ?
Une des membres du collectif 5 Novembre affirme ; «  Depuis vendredi (23 Aout) C`est mon mari qui est venu amener les décombres à la déchetterie,
nous sommes mercredi (28 Aout) et le service de la ville mandaté pour le faire n`est pas encore venu. « 
La Mairie centrale, affirme elle faire le nécessaire pour reloger les personnes victimes de l`incendie, quand à ceux subissant les dommages collatéraux entre le rez de chaussée et le 4eme, et ceux des derniers étages, ils doivent réintégrer leur logement.
Sur place un mélange de consternation, et de résilience : les ong et les associations pressent le pas pour venir prêter main forte aux habitants de Maison Blanche. Ces derniers portés par leur propre collectif s`organisent jours et nuits pour prendre en charge les familles délogées et celles relogées, jeunes et moins jeunes s`occupent de la restauration, des donations en tout genre à remettre aux familles, et des divers procédures administratives.
https://www.facebook.com/Collectif-habitants-de-la-maison-Blanche-1384027848366944/

La mise en place des travaux dans le cadre du plan d`« Initiative Copropriétés » semble une non plus une aubaine mais une promesse non tenu,
Julien Denormandie paraissait pourtant plein de fermeté et d`indignation, en Octobre 2018, clamant haut et fort « un grand plan de bataille contre les copropriétés dégradées« , une priorité pour le gouvernement …
Il semble que Maison Blanche n`a plus le temps de faire comprendre son sens du mot PRIORITAIRE.

En attendant l`ouverture du plan à chacun d`apprécier les choix de Réaménagements PRIORITAIRES URBAINS sur la voie publique marseillaise pour le meilleur mais encore plus pour le pire.

On laisse personne dans l’eau !

Appel à un rassemblement de bateaux en soutien aux actions de sauvetages en mer le 29 septembre , par Sea Watch3, SOS Méditerranée, Open Arms, la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et tous les autres.

 

Je suis pêcheur, je suis du côté de la loi de la mer

Totò Martello, Maire de Lampedusa

À la fin du mois de juillet 2019, Carlo Giar­ra­tano pêchait au large des côtes libyennes quand, à 3 heures du matin, l’homme a décou­vert une cinquan­taine de personnes entas­sées à bord d’un canot qui prenait l’eau, et à cours de carbu­rant. Avec l’aide de son père, Carlo Giarratano est venu au secours des migrants. Il leur a fallu à tous attendre 24 heures en haute mer avant de voir arri­ver un bateau des garde-côtes italiens venu les aider, et trans­fé­rer les migrants vers la Sicile.

Le capi­taine Carlo Giar­ra­tano et son père, l’armateur, risquent d’être condam­nés à payer une lourde amende, voire à plusieurs mois d’em­pri­son­ne­ment, pour avoir porté secours à ces migrants.

« Nous connaissons qu’une seule loi, celle de la mer, nous ne laisserons jamais personne à la dérive. Nous le faisons parce que nous sommes des êtres humains. Ce n’est pas qu’une loi écrite, c’est une loi écrite dans le cœur, donc…des personnes en mer…on n’en laisse pas, jamais.
Si j’avais ignoré ces appels au secours, je n’au­rais jamais eu le courage de reprendre la mer.
Aucun marin ne serait rentré au port sans avoir la certi­tude d’avoir sauvé ces vies.
Je menti­rais si je disais que je n’ai pas pensé au fait que j’al­lais peut-être finir en prison, quand j’ai vu ce canot à la dérive. Mais je savais que ma mauvaise conscience serait pire que la prison. Ils peuvent faire tous les décrets de sécurité qu’ils veulent, mettre toutes les sanctions possibles et imaginables, nous saisir le bateau. J’au­rais été hanté jusqu’à ma mort par ces cris déses­pé­rés.
Nous ne sommes pas riches, nous ne sommes que dignement pêcheurs, nous n’avons rien d’autre mais nous resterons dignement des êtres humains.
« 

Sources : Open, 27 julliet 2019 & Ulyces monde, 5 août 2019


Parce que de plus en plus de gens meurent noyés en Méditerranée chaque année
Parce que nous sommes marins, et que nous habitons le port de Marseille
Parce que prochainement c’est peut être ici et pas à Lampedusa que se présenteront des bateaux de sauvetage à qui on refusera l’accès au port.
(Comme cet été, le Sea Watch, l’Open Arms, l’Alan Kurdi, l’Eleonore , l’Ocean vicking…)Parce que parfois, de loin, on se sent impuissant, et parce que là bas, sur place, ils ont besoin de sentir qu’il y a du monde partout qui les soutient, même symboliquement.

Ceci est une invitation à nous retrouver le 29 septembre sur l’eau avec nos bateaux pour exprimer notre soutien et tous nous rencontrer…
Au cas où…

Rendez vous à 10h à l’anse du Pharo avec vos bateaux, et 12h au Mucem à pied,

Amenez vos banderoles maritimes,

A faire tourner.

Un autre lycéen de Brochier placé en rétention !

Suite à Montassar il y a quelques jours, un autre lycéen du lycée Brochier a été arrêté et placé en centre de rétention. Il passe aujourd’hui au tribunal et leurs camarades se mobilisent pour leur libération. Laissez-les vivre ici !

  • Demain lundi 23 septembre 2019, à 10h, Aboubacar Camara est convoqué pour sa demande de libération en appel devant le tribunal d’Aix en Provence

    Depuis la rentrée, ce sont deux élèves du LP Brochier qui sont victimes de l’inhumanité des lois sur l’immigration.

    Deux élèves étrangers ont été arrêtés, enfermés dans une prison qui ne dit pas son nom (le C.R.A), et ont été jugés. Leur faute : ne pas pouvoir régulariser leur situation en France.

    Depuis maintenant 15 jours, c’est tout le LP BROCHIER, (élèves/ enseignant.es/ équipe éducative…) qui se mobilise pour que Montassar soit libéré et puisse poursuivre une scolarité normale. Mercredi dernier, Aboubacar, jeune guinéen demandeur d’asile dubliné vers l’Italie est à son tour arrêté au guichet de la préfecture et placé en rétention.

    Malgré un soutien de la communauté scolaire, de syndicats enseignant.es, d’ami.es, de citoyen.nes et du réseau RESF, Montassar est sur un bateau pour la Tunisie.

    Aboubacar risque lui aussi, d’être expulsé vers l’Italie.

    Lorsque M. MACRON, dans ses déclarations scandaleuses, nous invite à regarder en face « le problème de l’immigration », c’est ce qu’il veut signifier. Les mots ont des conséquences humaines désastreuses. Ce sont deux chaises vides, deux scolarités brisées !

    Nous réaffirmons le droit à l’éducation pour toutes et tous et demandons solennellement qu’Aboubacar soit libéré et puisse poursuivre une scolarité normale.

    Demain lundi 23 septembre 2019, à 10h, Aboubacar Camara est convoqué pour sa demande de libération en appel devant le tribunal d’Aix en Provence, nous serons présents pour le soutenir, et vous appelons à venir manifester votre soutien et votre indignation.

 

Aboubacar Camara, lycéen au Lycée Brochier à la Capelette a été enfermé au centre de rétention de Marseille et est menacé d’expulsion. Un autre lycéen Montassar y est déjà enfermé depuis plusieurs jours. L’audience de Camara devant le juge, pour exiger sa libération, a lieu ce samedi à 10h au TGI 49 bd de Lesseps (proche du METRO BOUGAINVILLE). Nous appelons à nous rassembler à ce moment pour lui témoigner de notre soutien, ainsi qu’à Montassar ! Soyons nombreux pour refuser ce monde de frontières et d’expulsions !
Les 2 lycéens du Lycée Brochier (Capelette) sont enfermés au centre de rétention du Canet et menacés d’expulsion. Leurs 400 camarades lycéens ont refusé de reprendre les cours, ont déployé des banderoles et exigent leur libération !

Repris du Collectif Soutien Migrants 13 – El Manba.

Nous avons appris ce soir l’arrestation au guichet de la préfecture de Aboubacar Camara, jeune guinéen demandeur d’asile.

Placé en procédure Dublin, il arrivait au terme des 6 mois de délai de transfert vers l’Italie, et est allé pointer à la préfecture aujourd’hui, comme il devait le faire.
Il a été arrêté au guichet, et conduit au centre de rétention pour être renvoyé en Italie.
Nous connaissons bien Aboubacar, venu à notre permanence. Il voulait travailler dans la mode et a commencé une formation dans ce domaine au lycée Brochier depuis la rentrée scolaire. Nous sommes scandalisés par cette arrestation, nous voulons la dénoncer.
Nous devons nous mobiliser, pour stopper cette vague d’arrestations et d’expulsions programmées. La place de ces jeunes est dans leur lycée !

Repris de RESF 13